Lyon : un médecin retrouvé mort ligoté

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Lyon : un médecin retrouvé mort ligoté
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Le corps du généraliste de 69 ans a été découvert par une patiente mardi dans son cabinet.

C’est en poussant la porte du cabinet de son médecin qu’une patiente, intriguée par le désordre régnant dans les locaux, a découvert mardi le corps inanimé de son médecin généraliste, mort ligoté. Guy Perrot, âgé de 69 ans, suivait une clientèle en difficulté, dont de nombreux toxicomanes.

Cette macabre découverte a eu lieu mardi vers 18h30, rue Paul Bert, dans le troisième arrondissement lyonnais, a révélé le quotidien Le Progrès. La patiente a immédiatement appelé les secours. Mais le praticien était déjà décédé dans des circonstances qui restent encore obscures.

Ligoté "de façon assez sommaire"

La victime, "de forte corpulence", était "couchée sur le ventre, les pieds et les mains entravés par des liens et bâillonnée", selon le procureur Marc Désert. Le fait que ses pieds aient été attachés "par du fil électrique" et ses poignets par "des bandelettes médicales" laisse imaginer "un certain degré d'improvisation" de la part du ou des auteurs, a-t-il dit.

"L'autopsie a conclu au décès par arrêt cardiaque", dû à un "un stress important et une mauvaise ventilation", a déclaré le procureur Marc Désert lors d'une conférence de presse.

Le généraliste suivait une clientèle en difficulté

Dans son cabinet situé au premier étage d'un immeuble moderne, le docteur Perrot était apprécié par son voisinage pour sa disponibilité. Malgré son âge, il n’avait pu se résoudre à prendre sa retraite.

"Si on devait privilégier une piste, ce serait parmi sa patientèle", constituée "pour une large part de toxicomanes et de marginaux", ce qui "l'exposait davantage", a affirmé le procureur de la République. "Il est vraisemblable qu'une somme d'argent ait disparu, peut-être plusieurs milliers d'euros", a-t-il ajouté. Les faits pourraient avoir été commis par "un toxicomane en manque qui a voulu se procurer des produits ou s'emparer de l'ordonnancier", a estimé Marc Désert.

Les policiers de la brigade criminelle ont passé la soirée à auditionner plusieurs habitants de l'immeuble et du quartier.