L’homme qui a mis une balle dans la tête de Mesrine se raconte

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Jean-Louis Fiamenghi, ancien patron du Raid, publie ses mémoires et revient sur la mort de celui qui fut l’homme le plus recherché de France. 

La balle que Mesrine a reçue en pleine tête, c’était lui. Jean-Louis Fiamenghi, ancien patron du Raid, livre ses vérités dans ses mémoires, Dans le secret de l'action (éditions Mareuil). Cet ancien grand flic revient sur l’opération de police qui a conduit à la mort de Jacques Mesrine, le 2 novembre 1979, à Paris.  "Ça va très très vite. On a interpellé des personnes à plusieurs reprises sans être obligé de tirer. Ce jour-là, nous étions en état de légitime défense. On a vu un geste de Mesrine vers une sacoche", raconte Jean-Louis Fiamenghi, invité lundi soir du Club de la presse d’Europe 1.

"Mesrine n’avait pas levé les mains".Jacques Mesrine, célèbre criminel et "ennemi public numéro 1" dans les années 1970, a été abattu au cours d’une opération policière visant à l’interpeller. Une vive polémique avait éclaté, accusant les forces de l’ordre d’avoir tiré sans sommation. Une version vigoureusement démentie par l’ancien patron du Raid.

"On le met en joue, et il voit un des fonctionnaires s’avancer vers lui. Il a fait un geste vers le bas, et on n’a pas pensé à la ceinture de sécurité, je l’avoue. Ce geste a fait qu’on a commencé à tirer, puisque Mesrine n’avait pas levé les mains", se souvient Jean-Louis Fiamenghi. La justice a confirmé que les policiers avaient agi en état de légitime défense en 2006, après des années de bataille judiciaire.

Pas d’ordre de tuer Mesrine. La scène finale du diptyque consacré à Mesrine, dans le second opus L’Ennemi public numéro 1, conteste la version officielle. Jean-François Richet, le réalisateur, a filmé la mort de Mesrine, interprété par Vincent Cassel, comme une véritable exécution, sans sommation de la part des policiers.

"J’aurais aimé que le réalisateur vienne au moins recueillir nos témoignages", déplore l’ancien patron du Raid. "Il ne l’a pas fait et a préféré entretenir cette légende qu’on devait tuer Mesrine. Ce n’était pas le cas. Normalement, nous n'aurions pas dû être présents à ce moment-là".