Mobilisation contre les réformes sociales : pas de "vision commune" entre les syndicats

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Mobilisation contre les réformes sociales : pas de "vision commune" entre les syndicats
Les leaders des trois grands syndicats ne se sont pas mis d'accord sur un front commun contre les réformes par ordonnances.@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Réunis au siège de la CGT, les syndicats n'ont pas pu trouver un terrain d'entente quant à la mise en place d'un front commun contre les réformes sociales et fiscales du gouvernement.

Les syndicats n'ont pas réussi lundi à arrêter une "vision commune" des actions à mener pour peser sur les réformes sociales et fiscales du gouvernement, et se reverront le 24 octobre pour une "analyse partagée sur le fond des dossiers", a annoncé Véronique Descacq, de la CFDT, à l'issue de l'intersyndicale au siège de la CGT.

Rencontrer d'abord l'exécutif. "Il n'y avait pas de vision commune des actions à mener pour peser sur les événements en cours ou futurs", a déclaré Véronique Descacq, numéro 2 de la CFDT, après près de deux heures de réunion avec tous les syndicats. "On a convenu une prochaine rencontre, une fois que chaque organisation aura rencontré le président de la République d'une part et le Premier ministre d'autre part, dans l'espoir d'en savoir plus sur les intentions du gouvernement", a-t-elle expliqué. Pascal Pavageau (FO) a admis des "divergences" mais estimé que le rendez-vous du 24 pourrait aboutir à un appel à mobilisation en novembre.

Appel à la grève de la CGT le 19 octobre.La CGT a malgré tout appelé lundi soir à une nouvelle journée de mobilisation et de grève le jeudi 19 octobre, contre les ordonnances et les réformes du gouvernement en général. "On continue le processus de lutte contre les ordonnances", a déclaré à la presse Fabrice Angéi, membre du bureau confédéral de la CGT. "Le mot d'ordre du 19, c'est aussi l'attaque sur la protection sociale (CSG), sur les réformes fiscales en cours, la question du service public avec les emplois aidés", a-t-il résumé. Il a en outre dit souhaiter un mouvement "le plus unitaire possible pour la mi-novembre" contre les réformes du gouvernement.