Les surveillants de Fleury-Mérogis mobilisés après l'agression de surveillants

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Les surveillants de Fleury-Mérogis mobilisés après l'agression de surveillants
Derrière des barricades en feu, les manifestants ont fait bloc lundi soir.@ AFP
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Plus de 350 surveillants pénitentiaires ont bloqué durant quelques heures lundi soir la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis notamment pour protester contre la récente agression de six gardiens.

Tensions lundi soir devant la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Environ 350 surveillants ont bloqué l'accès de la plus grande prison d'Europe pour dénoncer la surpopulation carcérale, les agressions de gardiens - six d'entre eux ont été notamment blessés jeudi après une bagarre avec plusieurs détenus - et le manque de personnels. Munis de pancartes "Au feu, la pénit' brûle", "Surpopulation, sous-effectifs, danger", les manifestants ont dressé des barricades de palettes et de pneus sur l'unique avenue qui mène à la prison, entonnant la Marseillaise et faisant bloc jusqu'à l'intervention des gendarmes mobiles vers 22h appuyés par des tirs lacrymogènes. 

"Tous les matins, c'est la boule au ventre". "Ce soir c'était un amuse bouche", assure l'un des manifestants. "Si c'est ça qu'il faut montrer pour avoir des résultats ou en tout cas être entendus, on le fera, on continuera", affirme-t-il. Plus loin, un autre surveillant acquiesce : "Hier, il y a encore un collègue qui a pris un coup. Tous les matins, c'est la boule au ventre. On sait à quelle heure on rentre mais on ne sait pas dans quel état on va ressortir."

Une marche à 14h. Un rendez-vous entre l'intersyndicale (Ufap-Unsa Justice, CGT Pénitentiaire, FO Pénitentiaire) de Fleury et la direction de l'administration pénitentiaire est prévu mardi à 14h. Dans la matinée, une "marche des oubliés de la République" dans la ville de Fleury-Mérogis est également prévue.

Plus de 4.200 détenus. La maison d'arrêt est actuellement remplie à 180% de sa capacité. Elle accueille plus de 4.200 détenus et près de 150 postes de fonctionnaires sont vacants, selon les syndicats.