Le supporter corse qui a perdu l'usage d'un œil interpellé

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Le supporter corse qui a perdu l'usage d'un œil interpellé
Maxime Beux dit avoir été victime d'un tir de flash-ball qui lui a fait perdre l'usage d'un oeil.@ FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Maxime Beux a été placé en garde à vue avec trois autres supporters du Sporting Club de Bastia dans le cadre d'une enquête sur les manifestations qui avaient fait suite au match contre Reims en février.

Quatre supporters du Sporting club de Bastia ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur les manifestations en Corse en réaction aux incidents après le match Reims-Bastia le 13 février. Parmi eux, selon des informations obtenues par Europe 1, Maxime Beux, le jeune homme qui avait perdu l'usage d'un œil dans des circonstances qui restent à déterminer, ce qui avait provoqué une vague de manifestations en Corse les jours suivants. 

Le supporter affirme que sa blessure est consécutive à un tir de flash-ball. La police, elle, assure que le supporter s'est blessé en tombant. L'organisation Ghjuventu Indipendentista (GI, Jeunesse indépendantiste) appelle à un rassemblement de soutien, mercredi soir.



Des empreintes sur un cocktail molotov. Les supporters interpellés sont soupçonnés d'avoir participé à ces manifestations qui avaient dégénéré à Bastia. La justice cherche à savoir s'ils sont impliqués dans la fabrication, le stockage ou la manipulation de cocktails Molotov découverts le 20 février à Bastia, à l'issue d'une manifestation de soutien à Maxime Beux. Les empreintes de ce dernier auraient été retrouvées sur un cocktail Molotov.

Le 13 mai, sept supporters corses ont été condamnés à Reims à des amendes allant jusqu'à 2.000 euros pour outrage et rébellion contre la police, des peines inférieures aux réquisitions mais vécues comme une injustice par les fans du Sporting. Tous ont cependant été relaxés des poursuites pour "faits de violence". Ces peines sont sensiblement inférieures aux réquisitions du parquet qui, lors du procès le 22 mars, avait demandé jusqu'à cinq mois de prison avec sursis.