Le procès des parents d'Inaya, 20 mois, enterrée et oubliée, s'ouvre à Melun

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Le procès des parents d'Inaya, 20 mois, enterrée et oubliée, s'ouvre à Melun
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Le procès des parents d’Inaya s’ouvre alors qu’entre 2011 et 2013, personne ne s’était rendu compte de son absence.

C’est le procès d’une enfant oubliée de tous qui s’ouvre ce jeudi à Melun. Pendant plus d’un an, le corps de la petite Inaya, 20 mois, était enterré dans la forêt de Fontainebleau dans un sac poubelle. Sauf que personne ne s’était rendu compte de sa disparition.

La chronologie. Août 2011, les parents de la petite Inaya récupère leur fille auprès des services sociaux mais restent sous la tutelle de ceux-ci. Trois mois plus tard, la petite est tuée, mise dans un sac poubelle et enterrée dans la forêt de Fontainebleau. Jusqu’en janvier 2013, personne ne se rend compte de son absence avant que l’institutrice de son grand frère n’incite les services sociaux à mener une nouvelle enquête sociale sur la famille après avoir découvert des bleus sur le corps du petit.

Le rôle des services sociaux. C’est aussi un petit peu leur procès. Censés surveiller la famille, aucun signalement n’avait été fait concernant Inaya pendant de longs mois. “Personne ne l’a vue et c’est toujours très étonnant de voir à quel point les services peuvent être à ce point défaillants" explique Rodolphe Constantino, avocat de l’association Enfance et Partage.

Selon les différents témoins interrogés, la famille invoquait toujours des raisons pour justifier son absence comme une visite chez sa grand-mère ou une session courses avec l’un de ses parents. En parallèle, les parents ont une autre fille, Yasmine, qu’ils préfèrent présenter comme Inaya.

La version des parents. Après avoir été mis en examen à la découverte du corps, les deux parents s’étaient rejetés la faute. La mère avait d’abord accusé son jeune fils d’avoir poussé trop violemment sa soeur avant finalement de rejeter la faute sur son compagnon. Lui nie les faits et accuse également la mère des enfants. Ils risquent désormais la perpétuité.