Le pompier pyromane de La Réunion à nouveau jugé

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Le pompier pyromane de La Réunion à nouveau jugé
Ce pompier pyromane est à l'origine de cinq incendies à La Réunion entre 2010 et 2011.@ AFP
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Le procès en appel d'un pompier incendiaire, poursuivi pour avoir déclenché au moins cinq incendies majeurs à la Réunion en 2010 et 2011, a débuté lundi devant la cour d'assises de Saint-Denis.

C'est la classique et regrettable histoire du pompier pyromane. En février 2016, un caporal chef des sapeurs pompiers, avait été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir volontairement détruit des bois et forêts "dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l'environnement". L'homme a déclenché au moins cinq incendies. Son procès en appel s'ouvre lundi, à Saint-Denis de La Réunion.

Le pompier choisissait à dessein la saison sèche pour lancer ses incendies. Interpellé en février 2014, il avait reconnu avoir usé de sa science des feux de forêt, en choisissant à dessein la saison sèche et venteuse à la fin du mois d'octobre pour déclencher les incendies. Deux des cinq feux qu'il a provoqués avaient ravagé la faune et la flore du massif du Maïdo, un secteur au nord-ouest, situé en plein coeur du Parc National.

Près de 3.500 hectares étaient partis en fumée faisant disparaître des espèces endémiques et rares.Ces incendies comptent parmi les pires qui ont frappé l'île tant par l'ampleur des dégâts par les moyens mobilisés. Ils avaient soulevé une grande émotion au sein de la population généralement attachée à la protection de l'environnement.

Le pompier pyromane avoue avoir "honte". L'interpellation de cet homme avait stupéfié le corps local des sapeurs-pompiers. Décrit par ses proches comme un bon père de famille, il était considéré comme un sous-officier exemplaire par ses collègues.

Il avait affirmé regretter ses actes, lors de son premier procès : "J'ai honte de ce que j'ai fait, j'ai trahi les pompiers, j'ai fait du mal à ma famille. Je ne voyais pas du tout les conséquences de ce que je faisais." Le verdict est attendu jeudi.