Radicalisation en prison : ce que prévoit le gouvernement

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Radicalisation en prison : ce que prévoit le gouvernement
@ RICHARD BOUHET / AFP
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Le ministère de la Justice a finalisé un "plan de lutte contre la radicalisation" en prison prévoyant notamment la création de "cinq quartiers dédiés".

Le Premier ministre en avait fait l’une des priorités après les attentats de janvier dernier. Le "plan de lutte contre la radicalisation" en prison a été finalisé récemment par le ministère de la Justice, rapporte Le Figaro. Le texte prévoit notamment l’amélioration des conditions de vie, une meilleure intervention des services d’insertion et de probation et un renforcement de personnels en matière de sécurité des établissements pénitentiaires.

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Cinq quartiers dédiés. Première mesure d’envergure : la création de "cinq quartiers dédiés à Fleury-Mérogis, Lille-Annoeullin, Osny et deux à Fresnes". Ces quartiers alloués à la lutte contre la radicalisation en prison comprendront entre "20 à 25 places" chacun. Ils seront destinés à des "détenus concernés par le terrorisme islamiste, hors individus les plus radicaux", précise le document. Par ailleurs, l'administration pénitentiaire à défini "26 établissements ayant vocation à recevoir des détenus radicalisés".

Différents personnels mobilisés. Le plan prévoit d'embaucher 18 surveillants supplémentaires pour ces quartiers. Des surveillants auxquels s’ajoutent 100 éducateurs et psychologues. 74 devraient être embauchés en 2015 et 26 en 2016. Leur mission sera principalement de renforcer les services pénitentiaires d’insertion et de probation pour assurer un meilleur suivi des délinquants-terroristes.

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Et pour assurer un signalement plus efficace des détenus considérés comme "radicaux" un directeur et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) seront nommés. Leur rôle sera d’être "référents antiterrorisme Paris pour les magistrats et les services pénitentiaires".

D'autre part, 44 officiers de renseignements pénitentiaires, chargés de repérer en prison les détenus en voie de radicalisation, seront recrutés d'ici à 2016. Ils seront mobilisés "au profit des maisons centrales, de certains établissements de plus de 600 places et certains établissements parisiens".

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Renforcer la sécurité des détenus. Parmi les autres mesures prévues dans le plan figure l'amélioration des conditions de vie. Enfin, en matière de sécurité dans les établissements, 70 surveillants ERIS (unités antiémeutes) et 182 surveillants seront recrutés, dont 140 sont spécialisés dans les fouilles de cellules.

Combien ça coûte ? Dans le cadre de la réforme pénale, une enveloppe de 80 millions d’euros a été débloquée. Cet argent servira notamment à financer ce plan de lutte contre la radicalisation en prison. L’argent nécessaire pour l’ensemble de ces mesures sera réquisitionné dans