Le meurtre au mixeur en procès

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Le meurtre au mixeur en procès
Luc Onfray, un ancien braqueur âgé de 45 ans, est soupçonné d’avoir tué, dépecé et passé au mixeur le corps d’une de ses connaissances, Michel Renard.@ MAXPPP
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Luc Onfray est soupçonné d’avoir tué, dépecé et passé au mixeur le corps de sa victime en 1998.

Aucun cadavre n’a été retrouvé dans l’affaire jugée à partir de lundi devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, à Nice. Et pour cause. Luc Onfray, un ancien braqueur âgé de 45 ans, est soupçonné d’avoir tué, dépecé et passé au mixeur le corps d’une de ses connaissances, Michel Renard.

Une explication qui aurait dégénéré

Les faits se seraient déroulés en 1998 dans un appartement niçois. Deux anciens braqueurs, Luc Onfray et Philippe Rosso, auraient convoqué un troisième membre de leur bande, Michel Renard, pour lui demander des explications au sujet de gestes déplacés que celui-ci aurait eu à l’encontre de la compagne de l’un d’entre eux.

La mise au point aurait dégénéré et Luc Onfray aurait d’abord tué sa victime à coups de marteau avant de dépecer son corps à l’aide d’une hache et d’une scie. Le meurtrier aurait ensuite passé les chairs de sa victime au mixeur pour mieux les faire disparaître.

Des traces ADN de la victime sur un mixeur

Philippe Rosso a dénoncé le meurtrier quelques années après le meurtre, selon le journal Nice-Matin, mais il a fallu attendre 2009 pour obtenir des éléments tangibles. Cette année-là, les gendarmes de la police scientifique ont retrouvé des traces ADN de la victime sur un mixeur caché dans la cave du suspect.

Philippe Rosso, qui comparaît libre, accuse Luc Onfray du crime. Il explique que le meurtre  se serait produit alors qu’il n’était plus dans l’appartement. De son côté, Luc Onfray nie le meurtre et demandera la relaxe. 

Une autre affaire ?

Un autre élément troublant vient planer sur ce dossier. Luc Onfray a été récemment mis en examen pour homicide dans une autre affaire, indique Le Parisien. Il est soupçonné d’avoir tué son père, disparu en 1995. Selon Philippe Rosso, il se serait vanté d’avoir tenu la tête coupée de son propre père entre ses mains. Une thèse que réfute formellement l’avocat du suspect.