Le "maire gifleur" relaxé en appel

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Le "maire gifleur" relaxé en appel
@ Maxppp
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La cour d'appel de Douai a relaxé mercredi midi, Maurice Boisart, jugé pour coups et blessures.

La cour d'appel de Douai a finalement donné raison à Maurice Boisart. Le maire de Cousolre, surnommé "le maire gifleur", a été relaxé, selon les informations d'Europe 1. Une décision de justice qui va dans le sens des réquisitions de l'avocat général. Le 6 septembre dernier, il avait en effet requis une dispense de peine pour l'élu.

Dans son arrêt, la cour "considère que le geste du maire, mesuré et adapté aux circonstances de fait de l'espèce, même s'il l'a lui-même regretté, était justifié en ce qu'il s'est avéré inoffensif et était une réponse adaptée à l'atteinte inacceptable portée publiquement à l'autorité de la fonction".

"On a pris le statut de maire en considération"

"Je ne m'attendais pas à la relaxe, et là je suis vraiment plus que satisfait, je suis heureux", a réagi l'édile à l'énoncé de cette décision de justice. "On a pris en considération le statut de maire que je suis. D'être relaxé, ça me parait plus proche de la réalité, plus proche de la justice et du bon sens de chaque Français", s'est félicité Maurice Boisart au micro d'Europe 1. Ce dernier a également remercié "les Français et les Françaises qui (l')ont soutenu dans cette épreuve".

"D'être relaxé, ça me parait plus proche du bon sens" :

"On en revient toujours à la notion de respect", a fait valoir Maurice Boisart. "On a tous eu un coup de pied au cul quand on était gamin, tous eu une réprimande, tous eu une gifle quand on avait mal répondu. Tous les gens qui m'ont écrit allaient dans ce sens-là : où va-t-on si on ne peut plus respecter le maire ?", a-t-il poursuivi.

Un réflexe de père de famille

Le maire de cette petite commune située dans l'Avesnois, près de Maubeuge et à deux pas de la Belgique, avait écopé de 1.000 euros d'amende avec sursis en première instance, en février. Il avait donné une gifle à un adolescent de 15 ans qui avait escaladé un grillage récemment construit par la municipalité, pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal durant l'été 2010.

A l'époque de la condamnation de l'élu, le juge avait motivé cette décision par une disproportion entre les provocations et la réaction du maire dans cette affaire, qui a rapidement pris un tournant symbolique autour de la responsabilité des élus locaux.

De son côté, le maire de la ville estimait qu'il avait eu un réflexe de père de famille, selon ses propres mots, pour remettre le "sale gosse" dans le droit chemin. Le père et le fils avait toutefois porté plainte pour coups et blessures contre l'élu. Après les faits, ce dernier avait reçu des messages de soutien de toute la France. Il a dix jours pour faire appel.