Le jeune Rom lynché à nouveau à la rue

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Le jeune Rom lynché à nouveau à la rue
Gheorghe vivait avec plusieurs des membres de sa famille dans un squat, une maison abandonnée à Pierrefitte.@ EUROPE 1 / VIRGINIE SALMEN
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Roué de coups en Seine-Saint-Denis en juin, il est sorti de l’hôpital et se retrouve une nouvelle fois sans-abri, malgré des séquelles neurologiques.

L'INFO. Après deux mois passés à l’hôpital, le jeune Rom retrouvé lynché dans une cité de Seine-Saint-Denis est à nouveau sans-abri. Il est sorti de l’hôpital lundi, apprend-on mardi par le biais de son avocat, Me Julie Launois-Flacelière.

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Gheorghe, dont on avait d’abord cru qu’il s’appelait Darius, est sorti du coma mi-juillet. Les médecins ont considéré lundi qu’il pouvait désormais être suivi en hôpital de jour et qu’il devait se rendre trois fois par semaine dans un centre de rééducation. Mais faute d’hébergement, lui et sa famille sont à la rue. Pourtant, le jeune homme de 18 ans souffre de séquelles neurologiques, mais aussi de troubles cognitifs ainsi que de calcifications aux genoux, selon son avocate.

Sans assurance maladie. Selon Libération, qui a dévoilé l’information, la décision des médecins intervient au lendemain de l’anniversaire du jeune Gheorghe, qui a fêté ses 18 ans à l’hôpital. Maintenant qu’il est majeur, l’assurance maladie roumaine ne règle plus ses frais d’hospitalisation. L’ambassade de Roumanie affirme essayer de trouver une solution à ce problème. En attendant, les frais de santé à venir sont payés par l’hôpital.

Les services sociaux de l’hôpital où il était pris en charge ont échoué à obtenir un hébergement pour le jeune homme et sa famille. "Il y a eu des demandes formulées", explique son avocate, mais Gheorghe ne peut pas vivre seul et doit donc être hébergé avec la quinzaine de membres de sa famille.

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Le jeune homme avait été retrouvé inconscient, dans un état grave, dans une cité de Pierrefitte-sur-Seine. Il avait été enlevé par un groupe, qui le soupçonnait de cambriolage, puis passé à tabac avant d’être laissé pour mort dans un chariot de supermarché. Début juillet, une enquête judiciaire pour "tentative d'homicide" et "enlèvement et séquestration" avait été ouverte, mais aucune interpellation n'a pour l'instant été effectuée et rendue publique.