Le Havre : l'homme tué par la police était en "état de démence"

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avec Pierre de Cossette, Martin Feneau et AFP , modifié à
Déjà connu des services de police, l'homme pris d'une crise de démence, a été trouvé couvert de sang, un couteau artisanal à la main. La légitime défense est retenue.

L'homme était "en état de démence". Un forcené d'une trentaine d'années a été tué par la police dans la nuit de lundi à mardi dans un quartier sensible du Havre, en Seine-Maritime. Selon les premiers éléments de l'enquête, les policiers étaient en état de légitime défense. Lorsqu'ils ont tiré, le forcené, déjà connu des services de police, était en train de poignarder un riverain.

Pris d'une crise de démence meurtrière. Les faits se sont produits vers une heure du matin dans le quartier de Mont-Gaillard, situé en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Pris d'une crise de démence meurtrière, l'homme a d'abord saccagé son appartement et fracassé ses baies vitrées à main nues. Il est ensuite sorti en hurlant des mots incompréhensibles.

Un homme déambulant les vêtements en sang. Les hommes de la Brigade canine ont été alors appelés suite au signalement d'un homme déambulant le corps couvert de sang avec une arme blanche à la main : un couteau artisanal constitué de trois lames scotchées les unes aux autres.

Lorsque les fonctionnaires arrivent sur place, l'homme s'en prend d'abord à leur véhicule en frappant à la vitre avec son arme. Les fonctionnaires tentent alors de faire demi-tour, mais l'homme s'en prend immédiatement à un passant. Il le frappe à 22 reprises avec son arme artisanale. Ce dernier est grièvement blessé mais ses jours ne sont plus en danger.

Atteint de dix balles, il meurt sur place. Les policiers lancent alors une première sommation. Le suspect se rue alors sur l’un des fonctionnaires, qui tire et tombe en arrière. Un second policier ouvre le feu à son tour pour protéger son collègue. Une dizaine de projectiles auraient atteint l'individu qui est mort sur place.

La légitime défense privilégiée. Les policiers, âgés d'une quarantaine d'années et donc expérimentés, ont été entendus afin de déterminer les circonstances du drame, puis remis en liberté, mais n'ont pas été placés en garde à vue. Selon les premiers éléments de l'enquête la légitime défense est retenue. Pour éviter tout risque d'émeute, des renforts policiers ont été déployés, dans la nuit de mardi à mercredi.