Le directeur du Carlton de Lille libéré

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Le directeur du Carlton de Lille libéré
Francis Henrion, le directeur du Carlton (à droite), a été libéré mercredi soir.@ MAXPPP
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Incarcéré depuis plus d'un mois, Francis Henrion a été remis en liberté mercredi.

Francis Henrion, incarcéré depuis plus d'un mois, est libre. Mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire du Carlton, le directeur de l'hôtel du même nom a été, comme l'annonçait Europe 1, relâché mercredi soir de la maison d'arrêt de Douai par décision du juge d'instruction.

"Je suis soulagé d'être libéré. J'ai vécu une incarcération extrêmement dure psychologiquement", a confié Francis Henrion aux journalistes après sa sortie.

La veille, celui-ci avait été auditionné pendant près de sept heures et demie par les juges. "Cette remise en liberté paraît très logique puisqu'il a été entendu longuement hier. Il a dit ce qu'il avait à dire sur le dossier et manifestement sa détention ne s'imposait plus", a expliqué son avocat Me Frank Berton.

Obligation de pointage

L'avocat de Francis Henrion a par ailleurs jugé que ce dernier était "très éprouvé par sa détention" et qu'il allait "essayer de reprendre une vie normale après ce tapage médiatique.

Son client sera soumis à un contrôle strict. Dans le cadre de sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, Francis Henrion aura interdiction de quitter le territoire, obligation de pointage tous les mois et devra payer une caution de 15.000 euros.

Poursuites des investigations

Le directeur du Carlton de Lille, qui est aussi propriétaire de l'Hôtel des Tours, est soupçonné d'avoir proposé les services de prostituées au sein du Carlton. Il avait été interpellé le 4 octobre dernier avec le propriétaire de l'hôtel, Hervé Franchois, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mars par le parquet de Lille.

Son avocat a par ailleurs estimé que les trois juges lillois, que la Cour de cassation a décidé mercredi de maintenir en charge du dossier, vont pouvoir reprendre leurs investigations. Après le Carlton, l'hôtel Murano à Paris et Washington, "je crois que les juges vont prendre une autre destination dans les jours qui arrivent", a-t-il glissé.