Le chauffard avait fait le Paris Dakar

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Le chauffard avait fait le Paris Dakar
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Il a renversé mardi soir une femme d’une cinquantaine d’années à Suresnes, près de Paris.

Il a participé six fois au rallye Paris-Dakar mais ce passionné de sports mécaniques n’avait pas son permis de conduire. Un chauffard de 53 ans a été déféré jeudi au parquet de Nanterre, en vue d'une mise en examen pour "homicide involontaire aggravé" après la mort d’une passante mardi soir à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.

Une information judiciaire pour "homicide involontaire aggravé par deux circonstances, l'invalidation du permis et la conduite sous stupéfiants", a été ouverte jeudi par le parquet de Nanterre, qui a requis le placement en détention. Le parquet de Nanterre a également retenu les soupçons de délit de fuite. "L'homme est sous le coup d'une invalidation de permis, son solde de points étant nul depuis 2005", a indiqué une source judiciaire. 

Elle a été tuée sur le coup

La quinquagénaire a été fauchée alors qu’elle traversait un boulevard très passant, une 2 x 2 voies où les excès de vitesse sont fréquents. Selon les premiers témoignages, la victime se serait engagée alors que le feu était vert pour les voitures. Reste que le conducteur n’a réussi ni à s’arrêter, ni à même éviter la passante. Cette haut-fonctionnaire en poste au ministère de l'Ecologie a été tuée sur le coup.

L'accident s'est produit à la hauteur du 64, avenue Henri-Sellier où la vitesse est limitée à 50 km/h et sur laquelle il y avait des travaux. Sur cet axe, plusieurs radars pédagogiques, qui annoncent la vitesse en caractères oranges en cas de dépassement de la vitesse maximum autorisée, sont installés.

Des traces de stupéfiants

Le chauffard, lui, n’a pas immédiatement réalisé qu’un accident venait d’avoir lieu. Il a fini par faire demi-tour puis a été interpellé. Impossible de savoir dans l’immédiat si la vitesse est en cause. Le conducteur n’avait en tout cas pas bu. Mais le test de dépistage a révélé des traces de stupéfiants dans son organisme, en l’occurrence de la cocaïne qui aurait été consommée quelques jours avant le drame.

"Lors de sa garde à vue, l'homme a avoué avoir pris de la cocaïne deux ou trois jours avant l'accident et prendre des médicaments", selon une source judiciaire.
Des analyses toxicologiques sont en cours pour vérifier ses dires.

Il était sous curatelle

Reste que l’homme n’aurait de toute façon pas dû être au volant au moment de l’accident puisqu’il n’avait pas son permis de conduire, selon les premières investigations. Sur le Paris-Dakar, ce motard avait été victime d’un très grave accident à la fin des années 90. Plongé dans le coma, il avait survécu mais souffrait de lourdes séquelles. Il était, depuis, sous curatelle.