Le "casseur" de la vidéo arrêté

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Le "casseur" de la vidéo arrêté
L'homme interpellé serait le "casseur" à gauche sur cette image.@ CAPTURE D'ECRAN DAILYMOTION
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Celui qui était suspecté d'être un "policier casseur" a été interpellé, jeudi, dans un squat, à Paris.

Il faisait partie de ces "casseurs" suspectés d’être des policiers infiltrés dans les manifestations. Un homme d’une trentaine d’années a été arrêté, jeudi matin, dans un squat du 20e arrondissement de Paris, selon des informations obtenues par Europe 1. La BRI et la BAC le recherchaient depuis plusieurs mois pour des dégradations de boutiques.

L’homme qui fait partie d’une mouvance autonome-anarchiste, a été identifié comme étant l'un des "casseurs" des manifestations d'octobre, grâce à une vidéo Reuters (ci-dessous) et surtout suite à des photos prises par des policiers en civil.

Regardez cette vidéo tournée le 16 octobre :

Lors de son arrestation, l'homme portait des habits similaires à ceux dont il est vêtu sur la vidéo. Il devrait maintenant être interrogé par la police sur les dégradations pour lesquelles il était recherché et sur les manifestations.

Depuis plusieurs jours, une polémique était née sur le web, dénonçant des policiers "camouflés" qui participaient au cassage. Dans Arrêt sur images, l'homme aux cheveux blancs sur la vidéo, avait ainsi expliqué que le premier "casseur" "avait été sidéré de son intervention", et que le coup donné dans le dos par le second casseur "n'était pas du tout fort", laissant entendre qu'il aurait pu s'agir de faux coups.

Des accusations reprises par Mélenchon et Thibault

En début de semaine, Jean-Luc Mélenchon, du Parti de Gauche, et Bernard Thibault, de la CGT, avaient repris ces accusations contre les policiers "camouflés".

"Il y a des moments où on trouve que certains groupes ont un comportement un peu étrange : nous voyons des gens qui cinq minutes jettent des pierres et la minute d'après, ont un brassard...", avait dénoncé Jean-Luc Mélenchon.

"On voit devant certains quartiers ou certains lycées une présence policière totalement démesurée" et il y a "quelques éléments dont on aimerait bien savoir d'où ils sortent et par qui ils sont organisés, parce que tout ça ne semble pas relever de la génération spontanée", a-t-il ajouté, alors que le mouvement social est "très tranquille" et que "les jeunes et les adultes défilent ensemble dans la joie et le calme".

"Des manipulateurs s’infiltrent et poussent au crime"

Bernard Thibault avait renchéri quelques jours plus tard, dans les colonnes de Libération: "Des manipulateurs s’infiltrent et poussent au crime dans des piquets de grèves, des manifestations, des occupations de ronds points, violentent les situations en fin de manifs pour avoir des images chocs pour le JT de 20h et créer des climats de tension", avait-il alors assuré, avant de nuancer ses propos.

De leur côté, les syndicats policiers, soutenus par le ministre de l'Intérieur, se sont dits mardi "scandalisés" par ces soupçons.