Le bâtonnier d'Ajaccio mis en examen

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Le bâtonnier d'Ajaccio mis en examen
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Dominique Ferrari a été mis en examen jeudi dans le cadre de l'enquête sur des attentats contre des gendarmeries en Corse en 2013.

Le bâtonnier d'Ajaccio Dominique Ferrari a été mis en examen jeudi dans le cadre de l'enquête sur des attentats contre des gendarmeries en Corse en 2013. Le juge antiterroriste en charge du dossier l'a notamment mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. "A ce stade", a estimé son avocat Me Barbolosi, le placement de son client sous le statut de témoin assisté aurait été "largement suffisant".

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Deux casernes attaqués à la roquette en 2013. Dominique Ferrari était entendu dans le cadre d'une enquête sur des attentats à la roquette contre des gendarmeries d'Ajaccio et de Bastia. Les casernes avaient été attaquées le 5 décembre 2013, avec des roquettes anti-char. Des attentats interprétés comme des ripostes à des arrestations de sympathisants nationalistes. Deux personnes restent en garde à vue dans ce dossier, selon une source judiciaire.

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Des armes chez la sœur de Me Ferrari. Au centre des investigations, la découverte en décembre 2013 d'un arsenal dans un box appartenant à la soeur de Me Ferrari, ont expliqué des sources proches du dossier. Celle-ci avait été libérée à l'issue de sa garde à vue. Mais le bâtonnier d'Ajaccio est soupçonné d'en être le gérant de fait, affirme une de ces sources. Avaient notamment été retrouvés un pistolet automatique, des gilets pare-balles, une grenade, des armes longues, des armes de poing, des munitions, ainsi qu'une cagoule.

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Des traces ADN d'un homme en fuite. Dans ce box avaient aussi été relevés des éléments matériels, notamment des traces ADN, impliquant notamment dans ces attentats un homme en fuite, par ailleurs client de Me Ferrari, explique la source. Cet homme avait été condamné en 2008 à dix ans de réclusion criminelle pour des attentats commis en 2003 visant des policiers en Corse, une attaque qui avait alors été revendiquée par le FLNC-Union des combattants.

Un militant nationaliste assumé. Me Ferrari est un militant nationaliste assumé, proche du responsable politique nationaliste Jean-Guy Talamoni, son confrère bastiais. Il a également défendu une figure historique du FLNC en Haute-Corse, Charles Pieri. En garde à vue, il n'a rien dit, selon une source proche du dossier. Un autre avocat ajaccien, ancien bâtonnier, Me Philippe Gatti, avait également été interpellé dans cette affaire avant d'être relâché sans charges à son encontre.