La mère de Lucie, poignardée à mort : "on m'a enlevé une partie de mon corps"

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La mère de Lucie, poignardée à mort : "on m'a enlevé une partie de mon corps"
@ Capture d'écran Facebook
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TÉMOIGNAGE E1 - Une jeune femme est décédée après avoir été poignardée par un adolescent, qui défendait sa sœur lors d'une altercation.

"On m'a enlevé une partie de mon corps". La mère de Lucie, 18 ans, décédée jeudi matin à l'hôpital après avoir été poignardée au ventre par un adolescent de 15 ans, au Havre, en Seine-Maritime, a accepté de se confier à Europe1. Au bord des larmes, elle nous raconte sa fille, passée du statut d'agresseuse à agressée.

Altercation entre jeunes. Les faits se sont déroulés en fin de journée, mercredi, à la station de tramway "Mare-au-Clerc", au Havre. Lucie a reçu un coup de couteau à l'abdomen. Le drame aurait pris sa source dans une altercation entre jeunes. Pour une raison indéterminée, une dispute a éclaté entre trois jeunes filles, dont Lucie, et une quatrième. Cette dernière a été rouée de coups, y compris à la tête alors qu'elle était au sol, et ce à deux reprises. Le frère de la première victime, témoin de la scène, s'est précipité à son secours et a blessé Lucie, l'une des assaillantes, avec un couteau. Elle déjà avait perdu beaucoup de sang avant l'arrivée des secours et a été transportée dans un état critique par le SAMU. Avant de décéder jeudi.

"Elle voulait réussir, elle n'aura pas le temps". "C'était quelqu'un qui avait du caractère, qui était juste. Elle voulait être gendarme. Elle était à la fois gentille et caractérielle. Elle était belle. Elle venait d’avoir son bac, elle venait de réussir son code. Elle voulait vraiment réussir dans la vie. Elle n'en aura pas le temps", déplore Maryse. "Je pense qu'elle attirait un peu de jalousie féminine, elle était toujours bien habillée, fière de sa personne. Mais elle était gentille, elle aidait beaucoup ses amies", poursuit encore la maman.



Mère  de Lucie : "elle avait du caractère,  elle...par Europe1fr

L'auteur présumé du coup de couteau, interpellé mercredi soir par la police sur les lieux de l'agression, était toujours en garde à vue jeudi après-midi. "Un garçon peut taper quelqu'un, mais on n'a pas le droit de venger avec un couteau", estime la mère de Lucie. "Le couteau devait être énorme, pour lui perforer tout l'abdomen comme ça...".