A Bettignies, la frontière franco-belge passée au peigne fin

  • A
  • A
Partagez sur :

A la frontière franco-belge, des forces complémentaires ont été déployées pour optimiser les contrôles après les attentats de Bruxelles. 

REPORTAGE

Après les attentats de Bruxelles, les gouvernements européens ont annoncé qu'ils renforçaient encore les mesures de sécurité contre le terrorisme. En France, 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires vont être déployés, notamment pour surveiller davantage les frontières. Europe 1 s'est rendue à Bettignies, sur la Nationale 2, près de Maubeuge, où des gendarmes ont patrouillé toute la nuit à la frontière franco-belge. 

"C'est une preuve que l'Etat ne s'en fout pas". A Bettignies, les patrouilles se relaient toutes les six heures pour assurer le contrôle en permanence de cette frontière qui relie la France à la Belgique. Avec leurs lampes torches, les gendarmes signalent aléatoirement aux voitures de s'arrêter. Leur priorité : vérifier les véhicules qui arrivent de Belgique et qui entrent sur le sol français. Un automobiliste belge confie au micro d'Europe 1 trouver ces contrôles "normaux". "Au moins, c'est une preuve que l'Etat ne s'en fout pas, et qu'il cherche à coincer les personnes, c'est bien", estime-t-il. 

Une quinzaine de points de contrôles fixes. "Nous avons concentré les dispositifs sur les points de passage les plus importants, doublé d'un système de patrouille dynamique, pour contrôler les points de passage secondaires", explique le colonel Mirabeau, qui dirige le groupement de gendarmerie du département du Nord. "Ce sont des contrôles aléatoires, des contrôles par rapport aux informations que peuvent nous donner nos camarades, notamment policiers belges. Nous sommes là effectivement pour contrôler les occupants des véhicules, les coffres, et puis également rassurer la population" détaille-t-il.  Une quinzaine de points de contrôles fixes ont été mis en place et les contrôles sont assurés 24h/24 jusqu'à nouvel ordre.