La fin tragique d'un enfant maltraité

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La fin tragique d'un enfant maltraité
Un enfant de trois ans est décédé vendredi après avoir été placé dans un lave-linge par son père.@ MAXPPP
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Le garçonnet, âgé de trois ans, avait été placé dans un lave-linge par son père.

Le calvaire vécu par un enfant de trois ans, relaté lundi par le journal Le Parisien, défie l'entendement. Un père de famille aurait causé la mort de son fils en le plaçant dans une machine à laver vendredi dernier à Germigny-L'Evêque, en Seine-et-Marne. Il aurait infligé cette torture à l'enfant à la suite d'une punition reçue par ce dernier à l'école.

Le garçon de 3 ans était un "souffre-douleur"

L'enfant a succombé "notamment d'un choc à la tête", indique une source proche du dossier.  Des voisins et membres de la famille, cités par Le Parisien, expliquent que l’enfant était "gelé" quand la mère l’a récupéré dans ses bras. Une voisine indique ensuite l'avoir pris "comme une poupée désarticulée".
 
La grand-mère, également citée par le quotidien, explique que le garçon de 3 ans "était un souffre-douleur". Un état de fait corroboré par de nombreux témoignages. Le père aurait notamment déjà puni son fils en l'enfermant "deux heures dans un placard pour le punir", selon un voisin. La sœur du garçonnet a pour sa part confié que son frère avait déjà été mis dans la machine à laver. Autre supplice mentionné, le placement de l’enfant sur le rebord d’une fenêtre, enveloppé dans une couverture, lorsqu'il était bébé.

Les parents ont été écroués

Le père de famille, âgé de 33 ans, a été mis en examen pour "meurtre sur mineur de moins de 15 ans" dimanche soir à Meaux et écroué, selon une source judiciaire. La mère, elle, a été mise en examen pour "non-empêchement de commission d’un crime" et "non-assistance à personne en danger" et a aussi été écrouée.

L'enquête devra déterminer si le suivi social de cette famille a été correctement réalisé. Les services sociaux n'ont reçu "aucun signalement de maltraitance", a certifié lundi en fin de journée le conseil général de Seine-et-Marne. Il y avait une "relation de confiance" entre les parents et les services sociaux. "Nous n'intervenons que lorsque les familles sont dans le rejet de l'éducation, là ce n'était pas le cas, ils n'avaient jamais manqué un rendez-vous", a insisté Christine Boubet, directrice générale adjointe chargée de la solidarité au conseil général de Seine-et-Marne. "C'est un passage à l'acte qu'aucun des professionnels qui intervenaient dans cette famille n'imaginait possible", a-t-elle conclu.