L'OM victime d'une escroquerie de 700.000 euros

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L'OM victime d'une escroquerie de 700.000 euros
@ PHILIPPE HUGUEN/AFP
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ARNAQUE - Le club phocéen a été victime d'une escroquerie au virement, une technique de plus en plus répandue.

Embarrassant pour un club qui se veut en pleine cure de rigueur et affirme avoir tourné la page des excès financiers. L'Olympique de Marseille a été victime à l'automne 2014 d'une escroquerie au virement, a appris vendredi l'AFP de sources concordantes. Un préjudice estimé à 700.000 euros, une somme qui serait partie en Chine avant de disparaître dans les méandres de son système bancaire.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Marseille, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Elle a été confiée à la brigade financière de la PJ de Marseille "en collaboration avec l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF)", a-t-on précisé de source policière.

Qu'est-ce qu'une arnaque au virement ? Une méthode de plus en plus répandue qui consiste à pirater la messagerie interne d'une société pour réussir à contacter le service financier en se faisant passer pour le Pdg. Il est alors demandé au comptable d'effectuer un transfert, virement que ce dernier peut difficilement refuser puisqu'il croit que l'ordre vient de son patron. L'argent est bien évidemment transféré vers un pays dont le système financier est opaque, avant d'être à nouveau viré vers d'autres comptes afin de brouiller les pistes.

L'autre technique consiste à modifier les coordonnées bancaires d'un gros fournisseur de l'entreprise pour que, lorsque celui-ci paie ses factures, l'argent part comme d'habitude mais n'arrive jamais chez le fournisseur.

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Un phénomène qui prend de l'ampleur. Les autorités judiciaires françaises sont confrontées à une explosion des arnaques aux faux ordres de virement. Totalement indus, ils représentent 300 millions d'euros de préjudice et 700 procédures comptabilisées par les services d'enquête français qui ont constaté "une accélération des faits fin 2013, début 2014", avaient indiqué en novembre les membres d'une délégation du ministère français de la Justice à Pékin. Le dernier exemple en date concernait Michelin, qui s'est ainsi fait dérober en octobre près de 1,6 million d'euros.

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