L’octogénaire avait "peur" de sa femme

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L’octogénaire avait "peur" de sa femme
@ France 2
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Maltraité pendant un an par son épouse de 45 ans, François Deweille raconte son calvaire.

François Deweille ne parle pas de séquestration mais dit plutôt avoir été "mis à l’écart". Cet homme de 80 ans a été maltraité et sous-alimenté par une partie de sa famille pendant un an dans la buanderie de sa maison d'Arrou, en Eure-et-Loir. Il a raconté son calvaire à la presse, lundi, sur son lit au centre hospitalier de Châteaudun.

L'octogénaire a expliqué "avoir peur" de sa femme soupçonnée d'être l'auteur principale de la séquestration. "Elle me battait pour me punir. Elle me prenait pour un domestique", a-t-il témoigné. "C’était assez pénible à vivre."

A l’origine du mariage

Il a raconté avoir eu l’idée du mariage afin que Béatrice Fautré devienne son héritière. Cette aide-ménagère s’était occupée de lui à sa sortie d’hôpital. Cet héritage était une "forme de récompense", pour lui.

Malvoyant depuis plusieurs années, il a désormais complètement perdu la vue du fait de ses conditions de vie déplorables. A son chevet lundi, la secrétaire d'Etat chargée des Aînés Nora Berra, l’a trouvé "physiquement un peu affaibli" tout en se disant "rassurée, parce qu'il va bien". Il s’est en effet exprimé avec facilité.

Son épouse écrouée

Interpellée mercredi, son épouse âgée de 45 ans a été placée en détention provisoire vendredi à la maison d'arrêt de Versailles. Egalement arrêtés, l'amant présumé de cette femme et un de ses fils ont été libérés sous contrôle judiciaire. Ils sont poursuivis pour complicité de séquestration criminelle et non dénonciation de mauvais traitements sur personne vulnérable. D'importantes sommes d'argent appartenant à François Deweille auraient par ailleurs été détournées.