L'ex-compagnon d'Adeline mis en examen

  • A
  • A
L'ex-compagnon d'Adeline mis en examen
@ MAXPPP
Partagez sur :

Mansour L., son ancien petit ami, a été mis en examen pour assassinat samedi.

Après avoir en partie avoué le meurtre d'Adeline Beau, l'ancien petit ami de la victime est passé aux aveux complets durant sa garde à vue, selon une source proche de l'enquête, citée par Midi Libre. Mansour L., 36 ans, a expliqué aux enquêteurs avoir étranglé la jeune femme originaire de Béziers suite à une dispute à son domicile. Il aurait expliqué avoir "pété les plombs" pour justifier son geste.

Mis en examen samedi pour assassinat

L'autopsie réalisée vendredi par l'Iinstitut médico-légal de Montpellier confirme la mort par étranglement. Mansour L. a été mis en examen samedi pour assassinat, a indiqué le procureur de la République de Béziers, Patrick Mathé. "Il reconnaît les faits et reconnaît avoir agit seul et par dépit amoureux", a ajouté le magistrat.

L'homme a été incarcéré en détention provisoire en milieu de journée samedi au centre pénitentiaire de Perpignan où il pourra être suivi sur le plan psychiatrique, selon le Midi Libre.

Adeline, pâtissière de 25 ans, avait été retrouvée morte jeudi dans le gouffre de l'Oeil doux, sur la commune de Fleury, dans l'Aude. Son corps a été retrouvé par les plongeurs ligoté et placé dans un sac de sport militaire duquel les pieds ressortaient. Elle n'avait plus donné signe de vie depuis samedi dernier.

Homicide ou assassinat ?

Rapidement, les soupçons se sont portés sur Mansour L., déserteur de l'armée. Le principal suspect a été interpellé mardi soir, dans un hôtel de Narbonne. Il a été retrouvé inconscient suite à une tentative de suicide. A ses côtés, les enquêteurs avaient retrouvé une lettre douchant les espoirs de retrouver Adeline vivante. Dans ce courrier, Mansour L. laisse apparaître sa déception amoureuse et affirme vouloir la rejoindre dans l'au-delà le jour de la Saint-Valentin.

Après avoir nié au début de sa garde à vue, ce déserteur du 2e REG de Laudun, dans le Gard, a donc fini par avouer le meurtre de la jeune pâtissière, mère d'une fillette de deux ans et demi, chez qui il vivait depuis plusieurs mois. Leur idylle avait duré cinq mois. L'enquête pénale ouverte mardi pour enlèvement et homicide devrait être requalifiée en assassinat. Une conférence de presse du procureur doit avoir lieu samedi matin.