L'avocate égorgée a tenté de se défendre

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L'avocate égorgée a tenté de se défendre
La plaque de l'avocate marseillaise Raymonde Talbot.@ MAXPPP
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Samedi, 300 personnes lui ont rendu hommage à Marseille. Plusieurs pistes sont étudiées.

Les circonstances de la mort d'une avocate marseillaise retrouvée égorgée vendredi à son cabinet se précisent samedi.

"Elle a reçu de nombreux coups profonds qui peuvent avoir été portés par un couteau ou un cutter (...) des coups ont été portés par dessus les vêtements et la victime présente des plaies de défense aux mains", a expliqué le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

L'autopsie qui doit avoir lieu samedi devrait permettre de déterminer précisément l'heure du drame. "Nous travaillons pour l'instant sur une amplitude de plusieurs heures", a ajouté Jacques Dallest. Selon une source proche de l'enquête, l'autopsie devrait confirmer que le décès remonterait à la fin de matinée, horaire à laquelle cette avocate a cessé de répondre au téléphone et a la sonnette de son cabinet.

"Plusieurs pistes privilégiées"

"Plusieurs pistes sont privilégiées : un client vindicatif, une personne qui n'est pas un client mais qui est impliquée dans un dossier, un rôdeur qui en veut à l'argent...", a ajouté le procureur. Selon une source proche de l'enquête, plusieurs dossiers étaient jetés à terre dans ces locaux exigus, comme si une fouille avait eu lieu.

Vendredi, après la découverte du corps, les enquêteurs ont procédé à l'examen des bandes vidéos des cinq caméras de surveillance présentes dans cette rue, très passante, située à quelques mètres du Vieux port. L'heure du décès étant inconnue, de nombreuses heures de vidéos ont été visionnées au PC de surveillance de la police municipale.  Il s'agit de la troisième mort violente en une semaine à Marseille.

Samedi matin, 300 personnes dont de très nombreux confrères en robe se sont réunis à la maison des avocats de Marseille pour rendre hommage à Me. Raymonde Talbot, née Zucconi. Après une minute de silence, le bâtonnier de la ville, Me Gavaudan, a exprimé sa tristesse et sa profonde.