L'arnaque de "pseudo-élus" franciliens

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L'arnaque de "pseudo-élus" franciliens
Trois escrocs ont été interpellés lundi à Paris alors qu’ils s’apprêtaient à réceptionner une centaine d’ordinateurs hauts de gamme, commandés au nom du conseil régional d’Ile-de-France.@ MAX PPP
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Des escrocs ont été arrêtés à Paris après avoir commandé du matériel informatique au nom d’élus.

Ils se faisaient passer pour des élus afin de tromper leurs victimes. Trois escrocs ont été interpellés lundi à Paris alors qu’ils s’apprêtaient à réceptionner une centaine d’ordinateurs hauts de gamme, commandés au nom du conseil régional d’Ile-de-France.

Une commande de 200.000 euros de matériel

A l’origine de cette interpellation, la vigilance d’une société informatique basée dans le Val-d’Oise. Celle-ci  a très vite eu des doutes sur l’authenticité d’un bon de commande qu'elle venait de recevoir. Et ce, même si le bon de commande arborait le logo du conseil régional d’Ile-de-France et la signature du vice-président pour les affaires européennes et internationales. La commande portait sur une centaine d'ordinateurs portables haut de gamme Apple, d'un coût de 2.000 euros pièce, pour un montant total de 200.000 euros.

Vérification faite, la société sollicitée s’est aperçue que le conseil régional n'avait jamais demandé ces ordinateurs. De plus, une commande de ce type n'a aucune raison d'être signé par un élu.

 Alertée, la Brigade de Répression de la Délinquance Astucieuse de la PJ parisienne s’est alors saisie de l’affaire et a piégé les pseudo-élus en profitant de la livraison des ordinateurs dans le 15e arrondissement  de Paris pour les interpeller.

Déjà arrêté pour des faits similaires

A leur grande surprise, les policiers ont alors constaté que l’un des escrocs avait déjà arrêté le mois dernier. Cet homme avait été placé en garde à vue le 30 juillet dernier pour des faits similaires : un 'huissier venu lui signifier son avis d'expulsion était tombé, dans son appartement, sur 60 ordinateurs tout neufs et emballés. Au total, il y avait là 140.000 euros de matériel…commandé au nom du conseil général d'Ile-de-France à une société lyonnaise, qui, elle,  s'était laissé berner.