L'agression au lycée était "préparée"

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L'agression au lycée était "préparée"
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Une élève de seconde a été agressée au couteau par un ancien petit ami, lundi, en Côte d'Or.

Il avait été éconduit il y a un an environ et n'avait pas supporté cette rupture. Un élève de seconde a poignardé dans un couloir du lycée de Chevigny-Saint-Sauveur, près de Dijon, son ancienne petite amie, elle-même élève de première dans l'établissement. L'adolescente âgée de 15 ans a reçu deux coups de couteau, à l'abdomen et sous le coeur. Elle était toujours mardi matin dans un état jugé "préoccupant".

>> Mise à jour, 12h40 : Selon le procureur de la République de Dijon, l'agresseur "avait préparé" son acte. "Il est arrivé avec une lame de 11 cm. Ce n'est pas couteau de poche, qu'on sort de manière banale", a déclaré le magistrat.

La jeune fille est une sportive accomplie, scolarisée comme interne dans une section sport-étude. Elle faisait du bi-cross comme son agresseur.

Deux coups, dont un sous le coeur

Le drame s'est noué juste après la pause déjeuner. Les deux anciens amoureux devaient s'échanger une clé USB mais le ton est monté et la situation a dégénéré. Le jeune homme a plaqué la victime contre les casiers puis lui a asséné deux coups de couteau. Il a ensuite pris la fuite, poursuivi par trois camarades qui n'ont pas pu le stopper.

L'adolescent, "l'arme à la main", a finalement été repéré "vers 15 heures, à quatre kilomètres du lycée", menaçant de se suicider à l'approche des gendarmes, a raconté le colonel Christian Janus, commandant du groupement de gendarmerie de Côte-d'Or. "Il a parlé de se trancher la gorge et de sauter", a détaillé ce gendarme, évoquant des négociations de près d'une heure.

Un adolescent fragile

Le jeune homme a finalement pu être interpellé. "Un des gendarmes a profité d'un moment d'inattention pour le maîtriser", a ajouté le colonel Christian Janus. L'agresseur, placé en garde à vue, n'a pas encore pu être entendu par les gendarmes car il a été hospitalisé.

Cet élève "ne s'était pas particulièrement fait remarquer" jusque-là. Il était inconnu des services de gendarmerie. Mais il avait fait une tentative de suicide l'année dernière, ce qui lui avait valu à l'époque un court séjour en hôpital psychiatrique.

Mardi matin, les cours ont pu reprendre normalement au lycée. Une cellule psychologique reste en place pour les élèves qui le souhaitent.