L'agresseur du militaire, un jeune "fragile"

  • A
  • A
L'agresseur du militaire, un jeune "fragile"
@ MAXPPP
Partagez sur :

TEMOIGNAGES - Plusieurs voisins décrivent Alexandre comme un jeune en quête de repères.

C'est en garde à vue qu'Alexandre fête jeudi ses 22 ans. Ce jeune homme, originaire de La Verrière, dans les Yvelines, a été arrêté mercredi. Il est soupçonné d'être l'homme qui a agressé un militaire samedi dans le centre commercial de la Défense. Ses voisins le décrivent comme un jeune à la recherche de repères.

Des problèmes avec l'autorité. Alexandre a connu plusieurs ennuis avec la justice lorsqu'il était encore mineur. Sa jeunesse est marquée par des "difficultés récurrentes liées à son refus de l'autorité, notamment de l'autorité parentale" et des petits délits, selon le procureur de la République, François Molins. "Poli et souriant". Dans le quartier pavillonnaire où il a grandi, tous les voisins parlent pourtant d'un jeune homme gentil et discret. "C'est le seul du quartier à être poli, souriant et à dire bonjour", assure Myriam, une voisine, au micro d'Europe 1.

>> A lire aussi : Militaire agressé : le profil du suspect

Une conversion incomprise. Peu avant sa majorité, Alexandre s'était converti à l'islam. Mais il n'avait jamais expliqué à ses amis pourquoi. "On voyait qu'il s'était converti à l'islam, c'était flagrant puisqu'il portait la djellaba. Mais c'est tout ce qui transpirait de ses convictions", explique Myriam. Alexandre parlait aussi d'un voyage en Palestine qu'il planifiait de faire.

Et si le jeune homme fréquentait la mosquée, il continuait cependant à boire de l'alcool. "Il parlait plus de ses sorties, de ses rencontres, que de l'islam", confie Khader, l'un de ses amis.

Brouillé avec sa famille ? Lorsque les policiers sont venus au domicile des parents d'Alexandre pour l'interpeller, ils ne l'ont pas trouvé chez eux, mais chez une amie. D'après certains, le jeune homme s'était brouillé avec ses parents. "Comme sa famille ne voulait pas se convertir comme lui, il leur en voulait un peu. Je lui ai expliqué du mieux que je peux qu'on ne peux pas obliger quelqu'un à se convertir par la force", assure son ami Samir.

Un jeune influençable ? "J'avais le feeling qu'il pouvait basculer parce qu'il était influençable. Il a dû fréquenter de mauvaises personnes. Je suis sûr qu'il a été manipulé", estime encore Samir. "C'est un élément isolé, fragile, qui se cherchait, plus que quelqu'un de violent et déterminé", confirme Khader.