Jura : un portrait-robot en 3D diffusé pour identifier le corps d’une femme mutilée

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Jura : un portrait-robot en 3D diffusé pour identifier le corps d’une femme mutilée
Toute personne ayant des informations susceptibles de permettre l'identification de la victime doivent téléphoner au 0 800 00 47 12.@ Gendarmerie nationale
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La victime est âgée de 16 à 30 ans, mesure 1,67 mètre pour 50 kilos, les cheveux au carré teints en roux.

La gendarmerie du Jura a diffusé jeudi un portrait-robot en 3D pour tenter d'identifier une jeune femme découverte morte dans un bois mi-décembre, le visage très mutilé et le corps nu lacéré de 26 coups de couteau, dont aucun n'était mortel, mais destiné "à faire souffrir".

"Toutes les hypothèses sont ouvertes". "Des cas de cadavres non identifiés, il y en a très peu", a déclaré le commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon, Pascal Péresse, lors de la conférence de presse. "Plus de 800 enquêtes pour disparitions inquiétantes en France sont reprises une par une, par les gendarmes pour tenter de l'identifier", a pour sa part souligné le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon. "Toutes les hypothèses sont ouvertes", a-t-il déclaré. La victime, âgée de 16 à 30 ans, mesure 1,67 mètre pour 50 kilos et ses cheveux coupés en carré aux épaules sont châtain foncé teints en roux, précise le portrait-robot en 3D dressé par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) sur la base d'une reconstitution faciale.

Tous les os du visage brisés. Lors de sa découverte le 15 décembre dernier par des bûcherons dans un bois situé sur le territoire de la commune du Frasnois (Jura), près de la cascade du Hérisson, "tous les os et les dents de son visage étaient brisés, elle n'était pas reconnaissable", a indiqué le magistrat. Le corps présentait également 26 coups de couteau plus ou moins appuyés au niveau du flanc et des cervicales gauches, dont aucun n'a été mortel. "Le décès a été causé par l'ensemble des coups, notamment au niveau du visage", a précisé le magistrat, qui n'exclut pas "une volonté de faire souffrir" de la part de l'auteur. Le décès remonte à quatre ou huit jours avant la découverte du cadavre, qui ne montrait pas de trace d'atteintes sexuelles.

Ni tatouage, ni piercing. "On exclut l'idée que c'était une marginale qui vivrait dans la rue", a dit Jean-Luc Lennon. L'autopsie n'a pas relevé de traces d'alcool ou de stupéfiants, et montré "une jeune femme soignée de sa personne à la dentition saine", a-t-il ajouté. Elle n'a par ailleurs jamais eu d'enfant et n'a aucun signe distinctif tel qu'un tatouage ou un piercing. "Elle a trois perforations à l'oreille gauche et une à l'oreille droite", mentionne l'appel à témoin. La victime portait un bracelet tressé noir foncé au poignet gauche.

Aucun signalement de disparition. Après bientôt un mois d'enquête, personne n'a signalé la disparition récente d'une jeune femme correspondant au signalement. Malgré la diffusion de l'ADN et des empreintes digitales de la victime à une vingtaine de pays du continent européen, la victime n'a toujours pas été identifiée.

Les gendarmes ont mis en place une ligne téléphonique pour recueillir toutes les informations sur cette jeune femme : 0 800 00 47 12.