Jumelles : la mère évoque un complice

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Jumelles : la mère évoque un complice
@ POLICE SUISSE
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Le père des fillettes disparues est passé par la région lyonnaise. Leur mère envisage un complice sur place.

Un infime espoir. Le père des deux fillettes disparues serait passé par l'aéroport de Lyon le dimanche 30 janvier avant de se rendre à Marseille alors que l'aéroport n'était pas sur son chemin. La mère d' Alessia et Livia s'interroge donc mardi sur un éventuel complice dans la région lyonnaise. "Nous nous demandons si Matthias (le père, ndlr) aurait pris un complice à l'aéroport de Lyon", a déclaré la mère des jumelles, Irina Lucidi, dans un entretien à 20minutes.ch.

La présence de Matthias Schepp dans la région lyonnaise ce dimanche-là a déjà été validée par la police grâce à la localisation de son téléphone. Mais aucun témoin n'a pu confirmer jusqu'à présent la présence du père à l'aéroport. Cette hypothèse d'un complice qui aurait pu garder les fillettes, pourrait expliquer que le père se soit rendu seul par la suite à Marseille pour acheter des billets de ferry pour Propriano, en Corse.

"Une femme âgée de 45-50 ans"

Cette déclaration de la mère d'Alissia et Livia intervient alors que plusieurs témoignages en Corse ont fait naître l'hypothèse d'une complicité du père des fillettes de six ans. Une habitante de Propriano, en Corse-du-Sud, affirme avoir vu, le 1er février au matin, le père et les fillettes en compagnie d'une femme "âgée de 45-50 ans" et portant "un trois-quart noir, un pantalon blanc" avec des cheveux châtain et des mèches".

A Macinaggio, un autre témoin d'une soixantaine d'années a également indiqué s'être garé, le 1er février, à côté d'un véhicule "sale et boueux" immatriculé en Suisse sur le parking de la capitainerie. Selon lui, une femme blonde était assise côté passager tandis qu'un homme, qu'il a décrit comme étant Matthias Schepp, était au volant. Ce témoin dit cependant n'avoir remarqué personne à l'arrière de la voiture.

Réunion de coordination mercredi

Les recherches des deux fillettes, concentrées en Corse ces derniers jours sont cependant restées vaines mardi. Leur père, qui supportait mal la séparation du couple, a quitté l'île le jour même de son arrivée, le 1er février, mais apparemment seul. Il s'est suicidé le 3 février à Cerignola dans le sud de l'Italie après avoir assuré dans une lettre avoir tué ses filles.

Une réunion de coordination de policiers français, suisses et italiens est prévue mercredi à Marseille. Elle doit permettre aux enquêteurs de faire le point et d'échanger des informations.