Joué-lès-Tours, Dijon : comment faire face aux actes isolés ?

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Joué-lès-Tours, Dijon : comment faire face aux actes isolés ?
@ FRED DUFOUR / AFP
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Le ministère de l'Intérieur a envoyé une note à tous les préfets pour rappeler les consignes de prudence et de vigilance.

Joué-lès-Tours samedi, Dijon dimanche. Si aucun lien ne peut encore être établi entre ces deux affaires, le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, sur place lundi matin à Dijon, répète sa détermination face au danger djihadiste.  Ces actes individuels, qu'ils soient terroristes ou non, sont totalement imprévisibles et quasi imparables. Problème : c'est justement ce genre d'agression que l'Etat islamique appelle à commettre dans ses vidéos de propagande. Peut-on se prémunir contre ce danger ? Voici quelques éléments de réponse.

Sécurité renforcée pour les forces de l'ordre. Depuis le drame du commissariat de Joué-les-Tours, policiers, gendarmes, et tous ceux qui portent un uniforme sont potentiellement des cibles. En réponse, on assiste désormais à un renforcement de la sécurité. Dès samedi soir, le ministère de l'Intérieur a envoyé une note à tous les préfets pour rappeler les consignes de prudence et de vigilance.

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Parmi elles, figurent notamment le port systématique du gilet pare-balle et une surveillance, aux abords des commissariats et des gendarmeries, organisée plutôt par des patrouilles que par des gardes statiques. Et chose assez rare : les policiers municipaux et les pompiers sont eux aussi appelés à la vigilance. Car leur uniforme les expose eux aussi à la menace.

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Vigipirate et plan anti-braquages. Doit-on craindre les lieux très fréquentés en cette période, comme les grands magasins ? Pas particulièrement car, depuis les menaces formulées par l'Etat islamique contre la France il y a trois mois, la sécurité a déjà été renforcée dans les grands centres commerciaux. Le plan Vigipirate est en vigueur et il est toujours renforcé pendant les fêtes de fin d'année. D'autre part, les patrouilles sont renforcées dans le cadre du plan anti-braquages. Le niveau de vigilance est donc déjà très élevé, et les autorités insistent : il ne faut pas tomber dans la psychose.

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