Quand Jean-Louis Debré force un barrage routier

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Quand Jean-Louis Debré force un barrage routier
Jean-Louis Debré.@ PATRICK KOVARIK / AFP
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Le 9 avril dernier, Jean-Louis Debré a franchi un barrage routier près de la place de la République, après avoir appelé un commissaire de ses connaissances.

Jean-Louis Debré critique les privilèges dans son dernier livre Ce que je ne pouvais pas dire mais aimerait quand même en profiter. C'est ce qu'a révélé dimanche Le Parisien. Selon le quotidien, le 9 avril dernier, l'ancien président du Conseil constitutionnel a tenté, finalement avec succès, de forcer un barrage policier.

"Je suis de la maison !". C'est à cause d'une manifestation contre le projet de loi Travail que l'ancien responsable politique s'est retrouvé coincé près de la place de la République. A bord de sa Peugeot 508 banalisée police, celui qui a été ministre de l'Intérieur de 1995 à 1997 fait un demi-tour et franchit une ligne continue. Un des policiers qui a remarqué la manœuvre le rattrape et le stoppe à un feu rouge pour lui expliquer qu'il ne peut circuler à cause du cortège. Jean-Louis Debré lui explique alors qu'il est "de la maison" et qu'il doit le laisser passer. 

Coup de fil. Le fonctionnaire ne se laisse pas démonter et lui demande sa carte professionnelle. Jean-Louis Debré se ravise alors, explique qu'il n'est pas vraiment "de la maison" mais qu'il a été ministre de l'Intérieur. Le policier passe outre cet argument et lui demande les papiers du véhicule. Jean-Louis Debré, qui n'a sur lui que son permis et sa pièce d'identité, finit par appeler un commissaire de police qu'il connait. Il demande au policier qui l'a arrêté de lui parler, chose que le fonctionnaire refuse de faire.

Gain de cause. Le responsable politique ne compte pas s'arrêter là et demande au brigadier son matricule et le service pour lequel il travaille. Jean-Louis Debré a reconnu auprès du Parisien avoir téléphoné à un commissaire tout en précisant que le policier lui avait dit être "contre les privilèges". L'ancien président de l'Assemblée nationale a finalement obtenu gain de cause puisqu'il a franchi le barrage routier pour rentrer à son domicile.