"Je voudrais qu'on mette fin à ce calvaire"

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"Je voudrais qu'on mette fin à ce calvaire"
Marie-Line croise tous les jours le meurtrier présumé de son père, toujours pas jugé.@ CAPTURE D'ECRAN FRANCE 3
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<CUSTOM NAME="HIGHLIGHT">TEMOIGNAGE E1</CUSTOM> - Marie-Line croise tous les jours le meurtrier présumé de son père.

Cela fera bientôt six ans qu'André, le père de Marie-Line Vallar a été tué. L'assassin présumé, l'un de ses voisins qui a reconnu les faits, a été relâché après un an de détention préventive. Il n'a toujours pas été jugé. Une situation insupportable pour Marie-Line qui croise régulièrement cet homme.

"On a assassiné mon père"

"On a assassiné mon père le 28 novembre 2006 à quelques mètres de ma maison", raconte Marie-Line. Ce jour là, André va déjeuner chez l'un de ses amis. Le repas est très arrosé. André ne supporte pas une réflexion sur son ex-femme et s'emporte. Les deux hommes se battent.

"Qu'on me permette de faire le deuil" :

Après le drame, les gendarmes relèveront sur le corps d'André des "coups de couteau au poumon et à une jambe, une moitié du visage défoncée à coups de crosse d’un fusil de chasse, des traces de strangulation", rapporte L'Est républicain. André avait 0,86 gramme d'alcool dans le sang, son adversaire 2,16 grammes.

"J'ai su qu'il avait été libéré parce que je l'ai rencontré"

Ce voisin reconnaît les faits. Il passe un an en prison avant d'être relâché "sans que je n'ai été prévenue au préalable", enrage Marie-Line. "Je l'ai su parce que je l'ai rencontré, ce qui a été un choc terrible", ajoute-t-elle.

L'assassin présumé est assigné dans les départements du Jura et de la Saône-et-Loire avec l'interdiction de se rendre dans le département du Doubs, où réside Marie-Line. Le problème, c'est que le village d'Arc-et-Senans où elle habite est presque entièrement entouré par le Jura. "Forcément, là où je le rencontre il est sur son territoire. Je n'ai rien à dire", regrette Marie-Line.

arc-et-senans

"J'ai écrit à François Hollande"

Marie-Line se dit aujourd'hui désespérée. "J'ai écrit à François Hollande en lui demandant si aller me donner la mort sur les marches du palais de justice avec une lettre ouverte ça pourrait faire avancer les choses", confie-t-elle.

"Ce qu'on nous fait vivre, c'est atroce. Je voudrais qu'on mette fin à ce calvaire, qu'on me permette de faire le deuil", demande Marie-Line. "Je ne sais pas jusqu'où je serais capable d'aller si ça continue comme ça", ajoute-t-elle.