Intrusion à la Tour Eiffel : sa garde à vue levée, le suspect est renvoyé en hôpital psychiatrique

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Intrusion à la Tour Eiffel : sa garde à vue levée, le suspect est renvoyé en hôpital psychiatrique
L'individu avait posé son couteau à terre sans opposer de résistance.@ LUDOVIC MARIN / AFP
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La garde à vue de l'homme arrêté près de la Tour Eiffel samedi alors qu'il avait brandi un couteau a été levée lundi soir. Il a été réadmis en hôpital psychiatrique.

La garde à vue du jeune homme arrêté samedi soir à la Tour Eiffel, où il avait brandi un couteau en criant "Allah Akbar", a été levée lundi soir et le suspect a été réadmis en hospitalisation d'office, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

"Abolition du discernement". "L'expert psychiatre (...) a conclu à l'abolition du discernement, la garde à vue a été levée hier soir" et le suspect a été "pris en charge par l'établissement où il était précédemment hospitalisé dans le cadre de l'hospitalisation d'office initiale", a précisé cette source.

Ce Français de 19 ans né en Mauritanie et souffrant de troubles psychiatriques depuis 2013, était hospitalisé d'office à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) depuis plusieurs mois. Cette mesure administrative avait été renouvelée le 27 juillet pour six mois et c'est à la faveur d'une permission de sortie dans sa famille qu'il s'est rendu à la Tour Eiffel samedi soir.

Il avait abandonné son arme sans résistance. Peu avant minuit, le jeune homme a franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis il a sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de l'opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre et il s'est exécuté sans opposer de résistance.

Le parquet de Paris a parallèlement ouvert mardi une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction antiterroriste, notamment pour "tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroristes criminelle". L'enquête visera notamment "qu'une nouvelle expertise soit ordonnée, pour confirmer ou infirmer les premières conclusions de l'expert", selon le parquet.