INFO E1 - Suspectés du vol de plus de 300 voitures

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INFO E1 - Suspectés du vol de plus de 300 voitures
Les voleurs étaient très organisés et dérobaient les voitures grâce au système informatique embarqué.@ MAXPPP
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INFO E1 - Un important réseau de voleurs de véhicules a été démantelé dans l'Essonne.

Au terme de presqu’un an d’enquête, police et gendarmerie ont réussi à démanteler un important réseau de voleurs de voitures qui serait responsable de plus de 300 vols dans l’Essonne, selon les informations recueillies par Europe 1.

La Sûreté Départementale de l’Essonne (police) et la Brigade de Recherches d’Evry (gendarmerie) ont procédé à une vingtaine d’arrestations. Treize suspects ont déjà été mis en examen. Leur méthode ? Le vol "sans effraction" pour un préjudice estimé à plusieurs millions d’euros.

Uniquement des Peugeot-Citroën

Si ce réseau très organisé est suspecté d’avoir dérobé plus de 300 voitures en région parisienne, il ne s’en prenait qu’à des véhicules de marques Peugeot ou Citroën.

Et pour cause : pour réaliser ces vols "sans effraction", ils avaient besoin de complices au sein du groupe automobile PSA. Ce sont eux que les policiers et les gendarmes de l'Essonne ont démasqué avant de faire tomber le reste du réseau.

Une méthode très huilée

Les vols suivaient une procédure très précise avec une stricte répartition des rôles. Il y avait d’abord le rôdeur, chargé de repérer dans la rue une Peugeot ou une Citroën et de relever son numéro de série.

C’était ensuite au tour de la taupe, un employé de concession automobile ayant accès à la base de données de PSA. Grâce au numéro de série, il récupérait les codes électroniques du véhicule convoité.

La suite était purement technique : d'autres complices fabriquaient la clé de la voiture avec sa puce électronique et un boîtier à coller au moteur. Sur des bandes vidéos, les enquêteurs ont pu voir les voleurs à l'œuvre. Ouvrir la portière, puis le capot, installer le boîtier, démarrer et se faire la belle... en moins d'une minute.

Les voitures revendues à des particuliers

Grâce à cette organisation, les malfaiteurs ont fait main basse sur au moins 300 voitures qu'ils ont ensuite maquillées en allant récupérer en Belgique des cartes grises de modèles équivalents.

Le manège durait apparemment depuis plusieurs années. La plupart du temps, les acheteurs étaient de bonne foi, convaincus que leur nouvelle voiture était parfaitement en règle.