Ils falsifiaient des cartes bancaires

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Ils falsifiaient des cartes bancaires
22 suspects qui auraient utilisé des données de cartes bancaires volées, ont été interpellées mardi.@ MAXPPP
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22 suspects, qui auraient utilisé des données volées sur Internet, ont été interpellées mardi.

Le coup de filet. Les gendarmes spécialistes de la cybercriminalité ont démantelé un réseau présumé de piratage de cartes bancaires sur Internet. Ils ont arrêté mardi matin 22 personnes, dans toute la France et même outre-Mer, dont 24 ont été placées en garde à vue et six autres personnes sont recherchées par les enquêteurs.

L'enquête a démarré en 2011 après la plainte d'une entreprise de déguisements et d'articles de fête de l’Aveyron, victime de ce réseau. Un pirate avait payé sa commande en ligne avec un numéro de carte bancaire volé. A l'époque, cet homme et deux complices sont arrêtés et incarcérés. Mais les gendarmes de la section de recherches de Toulouse poursuivent l'enquête et découvrent des liens avec un vaste réseau de hackers français.

La méthode. Les suspects sont soupçonnés de s'être renseignés sur des forums Internet dédiés à ce genre de fraude, dans le but d'obtenir facilement des numéros de cartes bancaires et des "dumps", c'est-à-dire des pistes magnétiques capturées illégalement. Les premiers ont été utilisés pour faire des achats en ligne, tandis que les seconds servaient à effectuer des retraits aux distributeurs de billets.

24.12 Carte bleue paiement en ligne

© MaxPPP

Les pirates auraient également revendu les numéros de cartes bancaires sur Internet et acheté des "dumps" pour fabriquer, pour leur utilisation propre ou celle de complices, de fausses cartes qu'ils encodaient eux-mêmes. D'après les enquêteurs, sur les forums spécialisés, un numéro de carte bancaire volé se négocie 5 à 20 euros.

Le préjudice. Lors des interpellations, les enquêteurs ont saisi des ordinateurs, des cartes bancaires vierges et du matériel servant à encoder les pistes magnétiques mais aussi des articles achetés frauduleusement sur Internet. Le préjudice est évalué à plus de 6 millions d'euros.