Ils attaquent des pompiers en pleine nuit

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Ils attaquent des pompiers en pleine nuit
Une caserne de pompiers a été attaquée à Marseille par une quinzaine d'individus.@ MaxPPP
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Une quinzaine d'intrus ont pénétré dans une caserne de Marseille et ont blessé sept pompiers.

Les faits se sont déroulés vers 5 heures du matin dimanche à Marseille. Sans raison apparente, une quinzaine de personnes ont pénétré dans la caserne de Plombières, située dans le IIIe arrondissement. Apparemment en état d'ébriété, les intrus ont d'abord eu des échanges verbaux avec les pompiers avant de les attaquer physiquement.

Des individus "très violents"

Des couteaux et des barres de fer ont été utilisés pour menacer les pompiers, selon Yannis Zama, le responsable de la caserne au moment des faits. Qualifiant les assaillants de "très violents", il a expliqué qu'ils ont tenté de détériorer les véhicules avant d'être repoussés par une trentaine de marins-pompiers.

Rapidement alertés, quatre équipages de la police sont intervenus. Ils ont interpellé quatre personnes qui ont été placées en cellule de dégrisement en attendant leur audition à la sûreté départementale.

Sept marins-pompiers ont été légèrement blessés. Deux d'entre eux n'ont pas pu reprendre leur service dimanche et se sont vu prescrire des interruptions temporaires totales de travail.

Des actes "graves et surtout incompréhensibles"

Les assaillants venaient tous d'un bus niçois affrété par des Cap Verdiens pour aller à une soirée africaine organisée samedi à Marseille. Aucune explication à leur attaque n'est avancée pour le moment.

Ces actes sont "graves et surtout incompréhensibles parce que les marins-pompiers de Marseille sont là pour porter secours aux gens", a déclaré le vice-amiral Jean-Michel L'Hénaff. "Le bataillon a porté plainte", a-t-il ajouté, précisant que le "souci principal" de ses hommes, "qui ont fait preuve d'une extrême retenue", avait été "de protéger avant tout leur matériel et leur mission".

Cette attaque intervient sept ans après la mise en place au sein du bataillon d'une cellule "violence urbaine" qui fait un gros travail de prévention et qui a eu pour conséquence de voir le bataillon être "beaucoup moins soumis aux violences qu'avant", selon Yannis Zama.