Il survit 17 heures sous une avalanche

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Il survit 17 heures sous une avalanche
@ Reuters
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Un skieur suisse a été sauvé ce week-end après 17 heures sous une avalanche, un véritable "miracle".

"Tout le monde s'accorde à dire que survivre 17 heures avec le visage enfoncé dans la neige est extraordinaire, c'est, selon la terminologie, un miracle", a déclaré lundi Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police du canton du Valais, en Suisse.

Les sauveteurs ont secouru dimanche un skieur suisse dix-sept heures après qu'il eut été emporté par une avalanche dans les Alpes helvétiques, bien en dehors du domaine skiable. Ce skieur, âgé de 21 ans, a été retrouvé conscient et souffrant seulement d'hypothermie.

Une nuit sous la neige

"Je me rends compte que j'ai pris un risque inconsidéré et puéril", a déclaré lundi le jeune adepte du hors-piste depuis son lit d'hôpital. Le skieur ne portait pas de boîtier de détection, et n’a dû son salut qu’à la cavité qui s’est formée sous la neige, lui permettant de respirer.

La disparition du skieur âgé de 21 ans avait été signalée par sa famille samedi après-midi, mais il n'a été retrouvé que dimanche matin à l'aube, à la reprise des recherches qui avaient dû être interrompues dans la nuit en raison des risques de nouvelles avalanches.

Le sauvetage de ce skieur a une saveur particulière pour toute sa famille. "J'ai perdu mon mari il y a 5 ans. Déjà dans le val d'Hérens", a confié la mère du skieur au journal suisse 24 heures, avant d’ajouter : "Je ne pouvais pas imaginer perdre mon fils au même endroit que mon mari".

15 à 20 minutes d’espérance de vie

L’espérance de vie après une avalanche est de 15 à 20 minutes en moyenne, en raison de blessures, d'hypothermie ou d’asphyxie. Or, le jeune homme, dont la température corporelle était de 34 degrés quand il a été retrouvé, est en bonne santé et ne devrait rester que queslques jours à l'hôpital.

"C'était assez merveilleux, on ne vivra pas souvent un tel événement dans une carrière de sauveteur", a de son côté confié l'un des secouristes, Pierre-Yves Terrettaz, au journal local le Nouvelliste. Selon le médecin qui a participé aux secours, Marc-André Schaepfler, le skieur doit sa survie au fait que la nuit n'était pas trop froide.