Il se rend et avoue deux homicides

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Il se rend et avoue deux homicides
Un marginal s'est rendu spontanément à la justice et a avoué deux meurtres commis en Haute-Vienne.
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Le marginal s'est présenté vendredi avec un avocat devant un procureur et a avoué deux meurtres.

Les faits sont suffisamment rares pour intriguer. Escorté d'un avocat, un marginal de 28 ans, s'est présenté vendredi au palais de justice de Clermond-Ferrand. Il a demandé à être reçu par le procureur pour des faits "très graves" et a avoué deux meurtres commis en Haute-Vienne mardi soir et jeudi en fin d'après-midi. 

La première victime, un manutentionnaire de 48 ans

Avec ces aveux, l'enquête sur la mort d'un homme retrouvé sous sa voiture carbonisée, mercredi, à Saint-Léger-la-Montagne en Haute-Vienne, a pris un virage inattendu. Le marginal, originaire du Puy-de-Dôme, s'est accusé du meurtre de ce manutentionnaire de 48 ans.

Le marginal a d'abord raconté avoir emprunté la voiture d'un ami à Ambazac, en Haute-Vienne. Il s'est retrouvé un peu plus tard, à proximité de la résidence du manutentionnaire qui lui aurait alors fait remarquer qu'il se trouvait sur une propriété privée.

Le marginal a fait alors demi-tour pour percuter volontairement la victime, avant de lui asséner un coup de couteau. Puis, il a raconté s'être emparé de la voiture de la victime pour lui rouler à nouveau sur le corps avant de mettre le feu au véhicule.

Il se dispute avec son ami et le poignarde

Le surlendemain, une dispute éclate avec son ami âgé de 27 ans, à propos de la voiture endommagée lors du choc avec le manutentionnaire. L'altercation tourne au drame lorsque le marginal assène, selon les premières constations, une vingtaine de coups de couteau à la seconde victime dont le corps sera autopsié lundi.

Le marginal se serait ensuite laissé convaincre par son frère de contacter un avocat et d'aller se rendre à la justice.

Les deux affaires ont été confiées au parquet de Limoges et à la section de recherche de la gendarmerie. La garde à vue du marginal, défavorablement connu des services de gendarmerie pour des violences, a été prolongée avant un déferrement lundi et une demande de placement en détention.