Il abat et enterre son ex-femme puis se dénonce

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Il abat et enterre son ex-femme puis se dénonce
C'est dans cette sablière, non loin de Perpignan, qu'un homme a indiqué aux gendarmes avoir tué et enterré son ex-femme.@ MaxPPP
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L’auteur présumé des faits a été présenté à un juge d’instruction mercredi à Perpignan.

L’INFO. Il s’est ravisé, mais trop tard. Un homme s'est rendu à la police de Perpignan dans la nuit de lundi à mardi en s'accusant d'avoir tué son ancienne compagne d'une balle dans la tête près d'une fosse déjà prête. Il a été présenté mercredi à un juge d'instruction de Perpignan en vue d’une mise en examen pour assassinat. Les investigations devront dire si Ramon C., âgé de 43 ans comme sa victime, a préalablement creusé cette tombe ou si, comme il l'a dit aux gendarmes, il l'avait simplement repérée par avance.

Assassinée dans une sablière. Ramon C. est soupçonné d’avoir enlevé son ex-femme sous la contrainte alors qu'elle passait chez elle après son travail lundi soir. Il l'aurait emmenée dans une ancienne sablière isolée à l'écart du village d'Ortaffa, à environ une demi-heure de là par la route. Puis il l'aurait exécutée avant de la pousser dans la fosse pour commencer à l'enterrer. Il se serait alors ravisé avant de se livrer et de conduire les enquêteurs sur les lieux du crime. Des menottes ont été retrouvées dans sa voiture.

Une rupture difficile. Actuellement sans emploi après avoir reçu une formation de peintre en bâtiment et travaillé comme cuisinier, Ramon C. est soupçonné d’avoir harcelé son ex-femme pendant des semaines avant de commettre le pire. Ramon C., avec lequel elle a eu trois enfants, n'aurait pas supporté qu'elle le quitte en juin. Selon des proches de la victime, le suspect était sans travail et infidèle depuis des années.

Un climat de harcèlement. Ramon C. aurait enlevé son ex-femme en juin à Pia, dans les Pyrénées-Orientales, où elle rendait visite à sa fille enceinte. Il l'aurait conduite à Béziers où il l'aurait retenue pendant deux jours avant qu'elle ne s'échappe. Elle s'était gardée de porter plainte. Des collègues du musée d'art moderne de Céret où elle était employée avaient organisé l'entraide pour l'héberger, voire la cacher parce qu'elle avait peur de dormir dans le logement sécurisé que lui avait trouvé la mairie, disent des proches de la victime.

Des menaces précises. Il faut dire qu'au cours de l'été, il s'était introduit chez elle et avait ouvert les robinets et le gaz. Il avait même appelé son fils pour lui dire qu'il tuerait sa mère, selon ces proches. En août, il était revenu au musée de Céret et avait proféré des menaces de mort en public. Elle avait alors écrit au procureur une lettre dans laquelle elle mentionnait le précédent de juin. Le parquet avait diligenté une enquête et elle avait été entendue vendredi par les gendarmes. Elle avait, cette fois, déposé plainte.