Hôpital marseillais : "ni prise d'otage, ni séquestration"

  • A
  • A
Hôpital marseillais : "ni prise d'otage, ni séquestration"
L'hôpital Nord de Marseille où s'est produite la prise d'otages@ MAXPPP
Partagez sur :

Manuel Valls a réfuté jeudi les faits relayés par La Provence au sujet d'un incident le 12 août dernier.

L'INFO. Manuel Valls a tenu à mettre les choses au point. "Contrairement a ce qui a été rapporté par La Provence, il n'y a eu ni prise d'otage, ni séquestration à l'hôpital Nord de Marseille dans la nuit du 12 au 13 août", a fait savoir le ministre de l'Intérieur en marge d'un déplacement dans le Val-d'Oise consacré au redéploiement des forces de police et gendarmerie.

"En revanche, un incident qui n'était pas anodin, mais qui n'a pas été caché, qui n'a été caché par personne, a bien eu lieu", a-t-il poursuivi. "Il a d'ailleurs fait l'objet d'une dépêche AFP quelques jours après", a-t-il précisé, appelant "chacun" à la "mesure" et à la "maîtrise des mots".

Un contexte tendu. Retrouvée par Europe 1, la dépêche en question, datée du 19 août, évoque "un homme grièvement blessé par balles" qui "a menacé pendant un quart d'heure le personnel avec une arme". Cet incident avait dans un premier temps été raconté à la presse par une représentante syndicale, en marge d'une autre affaire concernant un infirmier des urgences de l'hôpital de la Conception blessé au bras par un homme mêlé à une affaire de meurtre.

>> A LIRE AUSSI : Le jeune homme poignardé à Marseille est mort

Valls livre sa version des faits. Selon Manuel Valls, "un patient bien connu de la justice, hospitalisé pour blessure par balle et redoutant d'être à nouveau victime d'une tentative de meurtre, aurait été vu avec une arme et aurait sommé le personnel de ne rien dire sur la présence de celle-ci". Le personnel des hôpitaux de Marseille a de nouveau dénoncé jeudi l'insécurité en milieu hospitalier, après la nouvelle évocation dans la presse de cet incident.

20.08 police illustration 930x620

© MaxPPP

"Les mots ont leur importance". "Les soignants qui ont été victimes de l'agression n'ont pas porté plainte car ils ne voulaient pas donner leur identité par peur des représailles", a expliqué le Pr Pascal Thomas dans La Provence de jeudi. "Ce sont des faits graves. Mais les mots ont leur importance", a souligné Manuel Valls, qui a affirmé que les policiers étaient ensuite "intervenus", sans toutefois retrouver l'arme, "malgré une inspection minutieuse".