Homicides à Toulouse : la piste du père

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Homicides à Toulouse : la piste du père
@ Capture d'écran Google Map
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Les enquêteurs pensent que le père a tué sa femme et son fils avant de se suicider.

Trois corps ont été retrouvés dans une maison du Vernet, au sud de Toulouse, jeudi matin. Il s'agit d'un couple de retraité et d'un de leur fils. Les enquêteurs pensent que le père a tiré sur son épouse et son fils avant de se suicider. Il avait laissé un mot et envoyé des SMS pour prévenir de son geste.

Une famille très endettée

Les enquêteurs ont rapidement établi que le drame était survenu entre 5 et 7 heures du matin. La dépouille de la femme, encore en tenue de nuit, a été retrouvée sur son lit, une balle dans le coeur; celle du fils, lui aussi toujours en pyjama, dans sa chambre, avec deux impacts dans le corps; le cadavre du père a été découvert au pied du lit conjugal, avec un impact sous le menton.

Selon le parquet de Toulouse, le père aurait abattu sa femme et son fils avec un fusil de chasse avant de retourner l'arme contre lui. La situation financière dans laquelle se trouvait la famille, très lourdement endettée, pourrait avoir poussé le retraité de France Télécom âgé de 77 ans, à passer à l'acte.

Trois SMS et une lettre

C'est la petite-fille des retraités qui a découvert les corps tôt jeudi matin dans le pavillon dont elle possédait un jeu de clés. Le père "a envoyé trois SMS à des proches quelques minutes avant le drame, et un message écrit a été retrouvé, où il fait part de son intention d'en finir avec la vie, un message très court de quelques mots", a indiqué le procureur de Toulouse Michel Valet. "Rien ne laisse penser que son épouse était au courant" de ses projets, a-t-il ajouté.

Le pavillon propret, situé rue de Guadeloupe, était habité par un couple de retraités, de 72 et 77 ans, et leur fils, de 55 ans. Exceptionnellement, jeudi matin, ce dernier n'avait pas pris le train pour aller travailler à Toulouse . L'homme était, comme son père l'avait été, employé de France Télécom. "Je n'avais aucun contact avec eux, ils restaient de leur côté, ils ne parlaient à personne, ils n'étaient pas causants", se souvient un voisin.

Le maire Serge Demange a, de son côté, fait part de son émotion. "Comment des adultes peuvent-ils en arriver à prendre pareilles décisions ? (...) "Je crois que c'est une décision commune", a-t-il confié, avant de se rétracter, comme s'il en avait trop dit.