Guyane : un lycéen mis en examen aprés avoir aspergé d'essence un camarade

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Guyane : un lycéen mis en examen aprés avoir aspergé d'essence un camarade
L'agresseur dit avoir voulu se venger d'une altercation de la veille avec la victime.
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L'adolescent a été mis en examen pour "violences avec arme et préméditation", avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Un lycéen guyanais, qui avait aspergé d'essence un camarade dans un bus scolaire mardi, a été mis en examen jeudi à Cayenne pour "violences avec arme et préméditation" par un juge des enfants, avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire, a indiqué vendredi le procureur de la République de Cayenne. Le parquet avait requis, à l'issue des 48 heures de garde à vue de ce lycéen mineur, sa mise en examen pour "violences avec arme (essence plus briquet) et avec préméditation", a indiqué la même source. Le juge des enfants a suivi le parquet et mis en examen l'intéressé pour "violences, avec une ITT (incapacité totale de travail) inférieure à huit jours, commises avec arme et préméditation", a encore précisé le parquet.

Dispute. Lundi, deux lycéens s'étaient battus à la sortie du lycée Léon Gontran Damas de Rémire-Montjoly (à 10 km de Cayenne). Selon le procureur Éric Vaillant, "le motif de la dispute" aurait un lien avec "un vol" présumé "qu'aurait commis un ami de la victime". Mardi matin, l'un des deux protagonistes de cette dispute était monté à bord du bus scolaire censé le conduire aux portes de son lycée, avec sa fiole d'essence et un briquet. De sources judiciaires concordantes, peu après, le chauffeur avait été contraint de stopper son véhicule en entendant de l'agitation à l'arrière du bus. Il découvrait alors l'agresseur présumé en passe d'allumer un briquet, après avoir aspergé d'essence l'autre lycéen.

Une vengeance. Selon le parquet, le chauffeur était parvenu à désarmer l'agresseur qui avait pris la fuite avant d'être interpellé puis placé en garde à vue. Mardi, en fin de journée, dans un communiqué mis en ligne sur WhatsApp, le procureur de la République avait notamment indiqué au sujet de l'agresseur présumé : "Il reconnaît les faits et dit avoir voulu se venger de l'altercation de la veille avec la victime. Il regrette son geste disant ne pas avoir pensé aux conséquences".