Gironde: un agresseur sexuel présumé incarcéré

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Gironde: un agresseur sexuel présumé incarcéré
Les agressions vaient lieu sur le campus de Talence.@ MaxPPP
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L'homme, visant des étudiantes d'origine asiatique, a été mis en examen. Après avoir initialement nié lors de sa garde à vue, il a reconnu les faits, évoquant des "pulsions".

L'info. L'enquête avait démarré en août 2013, après les premières plaintes d'étudiantes bordelaises, toutes d'origine asiatique. Depuis, la police en a recueilli vingt-trois, et s'attend à en recevoir d'autres. Un homme, marié et père d'un enfant, a été interpellé jeudi à Pessac, avant d'être formellement reconnu par sept victimes. Le suspect, âgé de 37 ans, a été mis en examen et écroué pour une série d'agressions sexuelles commises depuis fin 2012 sur le campus universitaire de Pessac, en banlieue de Bordeaux, visant des étudiantes d'origine asiatique.

Un homme déjà condamné. Après avoir initialement nié lors de sa garde à vue, il a fini par reconnaître les faits face au juge d'instruction, évoquant des "pulsions", a-t-on précisé au parquet de Bordeaux. Le suspect, déjà condamné par le passé notamment pour proxénétisme sur mineurs en région parisienne, a été mis en examen samedi pour agressions sexuelles, tentatives d'agression sexuelle, exhibitions sexuelles et violences avec préméditation. Il a été placé en détention provisoire.

Des plaintes de 23 étudiantes, toutes d'origine asiatique. Les agressions présumées, après lesquelles le suspect prenait toujours la fuite, ont été perpétrées en divers lieux du vaste campus en périphérie de Bordeaux, en particulier aux abords de deux cités universitaires, et parfois jusque dans la chambre de victimes. A ce stade, la police de la Sûreté urbaine de Pessac, chargée de l'enquête, a recueilli les plaintes de 23 étudiantes, toutes d'origine asiatique, a souligné le parquet, précisant une information initiale du quotidien Sud Ouest. 

D'autres victimes présumées devraient être sollicitées. Les premiers faits remonteraient à décembre 2012, mais l'enquête a démarré en août 2013 après une première plainte, et a utilisé notamment portraits-robots et analyses ADN. Elle s'est surtout appuyée sur une photo de piètre qualité, prise par un témoin et patiemment exploitée par les enquêteurs. Dans le cadre de l'information judiciaire ouverte, d'autres victimes présumées devraient être sollicitées aux fins d'identification éventuelle, a-t-on précisé de même source.