Gendarme blessé : le couple interpellé

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Gendarme blessé : le couple interpellé
Le couple a été arrêté à Croze dans la Creuse.@ Gendarmerie nationale
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Soupçonnés d'appartenir à l'ETA, ils avaient blessé un gendarme lors d’un contrôle routier dans la Creuse.

Le couple recherché après avoir blessé un gendarme samedi dans la Creuse et qui pourrait appartenir à l'organisation séparatiste basque ETA, a été interpellé dimanche à Croze dans la Creuse par des gendarmes après un échange de coups de feu qui n'a pas fait de blessé.

La femme a tiré sur un gendarme samedi vers 17 heures lors d'un contrôle routier de routine sur la D7, près de Vallière dans la Creuse. Sérieusement blessé à l'épaule, le militaire a été transporté à l’hôpital de Limoges. Ses jours ne sont pas en danger.

Le couple toujours en cavale

Un vaste plan de recherches avait été lancé dans tout le Limousin pour tenter de retrouver le couple en fuite. Selon les informations recueillies par Europe 1, une heure après leur fuite, le couple avait été retrouvé en Corrèze, un département voisin, près de Meymac, à une cinquantaine de kilomètres au sud de l'endroit où ils avaient ouvert le feu. La conductrice avait alors tiré à nouveau, cette fois sans faire de blessé. Quelques instants plus tard, le véhicule était retrouvé abandonné non loin de là, le couple ayant pris la fuite.

Tout le secteur avait été quadrillé par trois cents gendarmes à terre, accompagnés d'équipes cynophiles, d'un hélicoptère équipé de caméras thermiques, du peloton d'intervention de Toulouse et même des hommes du GIGN.

Les suspects pourraient appartenir à l’ETA

Les deux suspects interpellés pourraient appartenir à l'ETA, compte tenu de leur comportement et du secteur où ils ont tiré. Depuis plusieurs années, le sud-ouest de la France et le Limousin sont des régions où les membres de l'organisation séparatiste basque parviennent à se cacher.Pour l'heure, tout ce que Michel Labbé, colonel de gendarmerie, peut dire, c'est qu'"au moment où ils ont été interpellés, ils étaient tous les deux armés et s'exprimaient en espagnol", précise-t-il au micro d'Europe 1.

Leur véhicule était entre les mains des experts pour y faire toutes sortes de prélèvements. L'enquête est menée conjointement par les gendarmes de la région Limousin et la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire.