Garde à vue levée pour l'ex-patron de la PJ parisienne Christian Flaesch

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Garde à vue levée pour l'ex-patron de la PJ parisienne Christian Flaesch
@ THOMAS SAMSON / AFP
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L'ancien numéro 1 de la police judiciaire parisienne était entendu depuis lundi dans une information judiciaire pour trafic d'influence. 

La garde à vue de l'ancien patron de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch, a été levée mardi soir, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. L'ex-grand flic était entendu depuis lundi dans une information judiciaire pour trafic d'influence, en lien avec le groupe LVMH. Christian Flaesch, aujourd'hui directeur général sûreté-sécurité du groupe Accor, a été convoqué à une date ultérieure devant le juge d'instruction "aux fins de mise en examen", selon une de ces sources.

Il pourra toutefois ressortir de cette audition avec le statut intermédiaire de témoin assisté. L'ex-patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini s'apprêtait lui à passer une seconde nuit en garde à vue dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale.

Une enquête sur LVMH dans le viseur. Bernard Squarcini, dont l'avocat ne s'est pas exprimé, est notamment soupçonné d'avoir demandé en 2013 à Christian Flaesch, alors à la tête de la PJ parisienne, des éléments sur une enquête conduite par le parquet de Paris après une plainte d'Hermès accusant LVMH. Hermès soupçonnait LVMH d'avoir manoeuvré en secret pour monter à son capital, selon la source proche du dossier qui confirme des informations du Monde. Contacté, le groupe LVMH n'a fait aucun commentaire.

Un appel étrange passé à Brice Hortefeux en décembre 2013. Fin décembre 2013, Christian Flaesch avait quitté son poste de chef du 36, quai des Orfèvres après une mise en garde du parquet général de Paris sur un appel qu'il avait passé à son ancien ministre de tutelle, Brice Hortefeux. Un coup de fil où il semblait lui indiquer comment préparer une audition dans un dossier judiciaire concernant aussi Nicolas Sarkozy. Son successeur, Bernard Petit, avait à son tour été suspendu en février 2015, après sa mise en examen pour être soupçonné d'avoir renseigné, via des intermédiaires, l'ex-patron et fondateur du GIGN Christian Prouteau avant une garde à vue.