Forcés à porter une ceinture d'explosifs

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Forcés à porter une ceinture d'explosifs
L'agression a eu lieu au petit matin, devant le domicile de l'employé.@ MaxPPP
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En quelques jours, deux dabistes ont été menacés de la sorte contre de l'argent.

Est-ce un nouveau mode opératoire ? En moins d'un mois, deux convoyeurs de fonds ont été victimes d'un chantage à l'explosif dans les Hauts-de-Seine.

Lundi matin, un convoyeur de fonds, employé de la société Brink's, s'est ainsi fait cueillir devant chez lui au lever du jour. Ses agresseurs sont manifestement bien renseignés. Ils le forcent alors à s'entourer de ce qu'ils disent être une ceinture d'explosifs, reliée à un téléphone portable.

Les instructions sont très claires : le convoyeur doit rassembler 600.000 euros, ou les hommes menacent de le faire sauter.

Une fois dehors, l'homme appelle immédiatement la police, qui lui conseille de se tenir éloigné des habitations. Les démineurs le retrouvent un peu plus tard dans le bois où il s'est réfugié. Ils ne tardent pas à le rassurer : les "explosifs" se révèlent être de la pâte à modeler.

Un braquage similaire en juillet

A la mi-juillet, le même mode opératoire avait été utilisé, dans ce même secteur des Hauts-de-Seine. Mais lors de cette première attaque, l'homme avait refusé de porter la ceinture d'explosifs, préférant obéir directement aux injonctions des malfrats dans une tournée de trois distributeurs automatiques. Ceux-ci avaient été entièrement vidés de leur contenu, pour un butin de 280.000 euros.

On ne sait pas si les deux attaques sont liées. La Brigade de Répression du banditisme s'est emparée du dossier. Deux suspects de 19 et 23 ans ont été arrêtés lundi.

Les sociétés de transport de fonds travaillent, de leur côté, à une parade. La Brink's a déjà mis au point un système de reconnaissance vocale qui analyse la voix du convoyeur quand il demande l'ouverture du distributeur automatique. Si un stress est détecté, le distributeur ne s'ouvre pas et la police est appelée automatiquement.