Feu d'Orgon : un adolescent a avoué

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Feu d'Orgon : un adolescent a avoué
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Ce jeune homme de 14 ans est suspecté d'être à l'origine du feu qui a détruit 400 hectares.

Le feu d'Orgon est semble-t-il l'oeuvre d'un pyromane mineur. Un garçon de 14 ans a reconnu avoir avoir allumé l'incendie qui a ravagé 400 hectares, dans les Bouches-du-Rhône. La garde à vue de ce suspect, débutée dimanche après-midi, a été prolongée jusqu'à mardi, "car il y a pas mal d'auditions et de recoupements à faire", a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

Les déclarations du garçon doivent notamment être confrontées aux relevés techniques des enquêteurs de la cellule Vulcain, composée de pompiers, de gendarmes et d'agents de l'Office national des forêts, et activée depuis dimanche sur le sinistre.

A l'origine d'autres feux ?

Le pyromane présumé, qui fêtera bientôt ses 15 ans, est originaire du village d'Orgon. Il avait déjà été mis en examen fin juillet par un juge de Tarascon pour incendie volontaire après une série de départs de feux survenus dans la commune début de l'été, a-t-on appris de source proche du dossier. Il serait proche d'un élu local, selon les premiers éléments de l'enquête dont Europe 1 a obtenu confirmation.

Le procureur de la République à Tarascon, Christian Pasta, fera une conférence de presse sur l'affaire mardi, avant ou après le défèrement du mineur, a indiqué le magistrat.

900 hectares de végétation parcouru

L'incendie, qui a pris au sommet d'une crête dans une zone de barres rocheuses, a été maîtrisé lundi matin. Il reste toutefois sous la surveillance de 700 pompiers, après avoir parcouru plus de 900 hectares de végétation et détruit deux maisons sans faire de blessé.

"L'incendie est sous la maîtrise mais encore actif", a déclaré le préfet de région Hugues Parant. Environ 50% des surfaces brûlées sont constituées de zones forestières, 50% de terres agricoles. Lundi matin, des foyers restaient actifs, souvent dans des fossés, dans une zone où sont cultivées des plantes fourragères.

"Nous maintenons une présence toute la journée et sommes très vigilants sur la renverse du vent", a ajouté Hugues Parant. Alimentée dimanche par un mistral soufflant en rafales de 70 km/h, la progression du feu avait pu être fixée vers 17h30 dans l'axe du vent.