Fermeture de "Zone téléchargement" : cinq personnes en garde à vue

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Fermeture de "Zone téléchargement" : cinq personnes en garde à vue
Le site Zone Téléchargement figurait parmi les plus sites de téléchargement les plus fréquentés en France.
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Sept personnes ont été interpellées lundi et cinq ont été placées en garde à vue après la fermeture par la gendarmerie du site "Zone téléchargement".

Le site de téléchargement illégal de musique, de films et de jeux "Zone Téléchargement" a été fermé par la gendarmerie nationale, sept personnes ont été interpellées et parmi elles cinq ont été placées en garde à vue à la section de recherches de Toulouse, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête.

Une plainte de la Sacem. À l'origine du signalement, une plainte en novembre 2014 de membres de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) et de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), a précisé cette source. Le site qui comptabilisait en moyenne 3,7 millions de connexions par mois et 11.000 visiteurs par jour et accessible auparavant à l'adresse www.zone-telechargement.com affiche à présent un message d'erreur.

Les internautes "en deuil". Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes s'insurgeaient avec humour de la fermeture du site, avec la création du hashtag #JeSuisZoneTelechargement. "Un monde s'effondre, tu nous as servi vaillamment, rest in peace Zone Téléchargement nous ne t'oublierons jamais #JeSuisZoneTelechargement", tweetait par exemple @ced_lf ou encore @godsandchaos qui écrit : "Aujourd'hui, en ce lundi 28 novembre 2016, nous, Français et fans de films et séries, sommes en deuil national. #JeSuisZoneTelechargement".

Cinq millions d'euros de dommages et intérêts. En septembre, l'administrateur du site pirate OMGTORRENT, créé en 2008 et actif jusqu'à fin 2015, avait été condamné à cinq millions d'euros de dommages et intérêts et à un an de prison dont huit mois ferme pour la diffusion à grande échelle de films et musiques piratés. L'Alpa avait également été à l'origine du signalement et l'enquête de la section de recherches de la gendarmerie de Reims avait permis de localiser l'hébergement du site de téléchargement au domicile des parents du webmaster de 28 ans.