Femme tuée à Bordeaux : le suspect avoue

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Femme tuée à Bordeaux : le suspect avoue
Une jeune femme a été tuée à coups de fusil mercredi matin dans un quartier résidentiel de Bordeaux.@ MaxPPP
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Il s’agit d’un proche de la victime qui a reçu mercredi trois balles à la tête, en pleine rue.

Un homme de 37 ans a été interpellé et placé en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme, tuée de coups de fusil mercredi matin dans un quartier résidentiel de Bordeaux.

Selon une source proche du dossier, le suspect a reconnu l'essentiel des faits en garde à vue. Il a indiqué que la victime, une commerciale de 32 ans avec laquelle il vivait depuis quelques mois, avait rompu quelques jours auparavant, une situation qu'il dit ne pas avoir supportée.

Paysagiste, cet homme qui avait deux enfants d'une précédente union n'était pas connu pour des faits de violence. Au moment de son interpellation, vers 14h15, il se promenait dans Bordeaux avec "une arme à canon scié", selon une source proche de l'enquête.

Tuée en sortant de chez elle

La femme a été tuée alors qu'elle sortait de chez elle, vers 9h30, dans un quartier résidentiel du centre de Bordeaux. Au moment d'enfourcher son scooter, la victime, âgée de 32 ans, a reçu des tirs à la tête par un homme seul qui a pris la fuite à bord d'une voiture.

La jeune femme a succombé à ses blessures avant son transfert à l'hôpital, selon une source policière. Des représentants du parquet, de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) et de l'identité judiciaire se trouvaient sur la scène du crime mercredi en fin de matinée.

"Les investigations se poursuivent en l'état et une autopsie confiée à deux médecins légistes experts sera pratiquée" jeudi, selon le communiqué du parquet.

"Elle lui a dit 'arrête, arrête'"

Selon un témoin cité par Sud Ouest, la victime semblait connaître son agresseur. Il a vu la jeune femme habillée en motarde courir devant un homme qui la poursuivait avec un fusil à canon scié. "Elle lui a dit 'Arrête, arrête'", raconte-t-il.

"Je lui ai demandé d'arrêter, il m'a dit de la fermer sans quoi il s'en prendrait à moi. Et il lui a tiré dessus à bout portant sous ma fenêtre", témoigne encore cet habitant du quartier encore sous le choc au quotidien.