Expulsée pour impayés, elle laisse derrière elle... ses 113 chats

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Expulsée pour impayés, elle laisse derrière elle... ses 113 chats
La jeune femme vivait avec 113 chats dans son appartement.@ KAZUYUKI ONO / AFP
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Cette habitante des Vosges est jugée pour mauvais traitements sur animaux. Elle n'avait pas moins que 113 félins.

Dans son appartement de Remiremont dans les Vosges, cette femme vivait avec son compagnon et... 113 animaux de "compagnie". Des chats. Une situation pour le moins étonnante qui a été mise au jour quand les locataires ont été expulsés de l'appartement pour impayés, il y a huit mois. La femme, actuellement jugée pour maltraitance sur animaux, aurait fondu en larmes à la barre à l'évocation des félins qu'elle a laissés, indique l'Est républicain.

Non vaccinés. En juin dernier, la société vosgienne de protection des animaux (SVPA) intervient quand le nombre colossal de chats est découvert. Il faut alors cinq jours aux bénévoles de l’association pour venir capturer l'ensemble des félins, qui s'avèrent être non tatoués, non pucés et non vaccinés. L’appartement, selon la présidente du tribunal, se trouvait dans un était "plus que déplorable". Des chats avaient même été retrouvés écrasés sous une pile de livres. Pour se défendre, la propriétaire a rétorqué que tout allait bien avant qu’elle ne soit expulsée. Elle explique même qu’elle consacrait "750 € par mois" à l'entretien des animaux.

La moitié des chats sont morts. L'avocate de la SVPA précise que la moitié de ces chats sont morts après leur capture. Sans vaccins ni traitements au cours de leur vie, des dizaines de félins ont succombé au contact d’autres congénères. Le conseil de la propriétaire des chats a réfuté les accusations de mauvais traitements et demandé la relaxe de sa cliente, soulignant une nouvelle fois que la jeune femme s’occupait bien de ses chats jusqu'à son expulsion. « Si vous ne vous occupez pas tous les jours de ces litières, c’est très vite la catastrophe », a argumenté l'avocate, avant d’ajouter qu’il n’y a aucune obligation de vacciner, pucer ou tatouer ses animaux. Verdict le 17 mars.