"Expédition matinale" mortelle dans le Pas-de-Calais : deux jeunes gens écroués

  • A
  • A
"Expédition matinale" mortelle dans le Pas-de-Calais : deux jeunes gens écroués
Un automobiliste a été tué par des jeunes gens qu'il avait pris en stop. (Photo d'illustration)@ DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :

Ces deux jeunes hommes d'une vingtaine d'années sont soupçonnés d'avoir tué un automobiliste, qui les avait pris en stop à la sortie d'une discothèque. 

Deux jeunes hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été écroués jeudi, soupçonnés de s'être livrés à un "déchaînement de violence gratuite" ayant entraîné la mort d'un homme près de Boulogne-sur-Mer. Les deux principaux suspects, placés en détention provisoire, ont été mis en examen pour meurtre et incendie volontaire, un troisième, sous contrôle judiciaire, pour non-assistance à personne en danger. Tous trois sortaient d'une soirée arrosée en discothèque lorsqu'ils ont été pris en stop par la victime, un homme de 35 ans, chaudronnier de profession, à hauteur de Wimille, dans le Pas-de-Calais.

Ce sont les pompiers qui, initialement alertés pour un incendie de véhicule, celui de la victime, ont été dirigés par les riverains vers un homme gisant sur un chemin forestier. Transporté à l'hôpital, il est mort un peu plus tard, l'autopsie révélant de très nombreux coups, signe "d'un déchaînement de violence gratuite dans cette expédition matinale", sans usage d'une arme.

Les suspects connus pour des faits de violence. Les trois hommes, tous sans profession, étaient connus pour des faits de violence. L'un d'entre eux pratiquait la boxe thaïe en amateur. Tous habitent Boulogne-sur-Mer et ont été interpellés mercredi par la PJ de Coquelles. La victime était originaire de Saint-Etienne-au-Mont, en banlieue de Boulogne.

Une affaire similaire de "violence gratuite" vient également d'être résolue par la PJ de Lille, a-t-on appris de même source. Trois jeunes hommes de 17, 21 et 29 ans ont ainsi été écroués le 1er octobre, soupçonnés d'avoir battu à mort un homme de 69 ans à Liévin, dans le Nord, le 29 avril. Comme dans le cas précédent, aucun "motif crapuleux" ne semble à l'origine des faits.